Résumé

Édouard Mauve Moulins : essai de géographie urbaine (1935)

Descendant du train, empruntant la belle Avenue de la Gare, avec au fond, comme perspective, Les flèches et la Mal-Coiffée, toujours cette idée de calme s'impose. La nuit, c'est pire, car l'éclairage est si mauvais dans la gare, il est si terne le long de l'avenue, les voitures sont si rares, les promeneurs si peu nombreux, qu'on se dit : « A quoi bon, en effet, user à profusion de la lumière pour une ville qui semble toujours sommeiller ? »
Ainsi, de quelque côté qu'on envisage Moulins, c'est toujours la même impression.
Source : Gallica

Édouard Mauve Moulins : essai de géographie urbaine (1935)

Si la ville n'y gagne pas en mouvement, elle y gagne au moins en beauté.
Et, dominant cet ensemble, la Mal-Coiffée et les flèches de la Cathédrale, ces dernières surplombant encore de très haut le seul vestige d'une demeure princière à laquelle Moulins doit son développement. Il reste cependant encore des quartiers déshérités, où la décrépitude des maisons, l'humidité constante, constituent des foyers de misère et de mortalité. L'ancien « Bas-Allier » aurait grand besoin d'un peu plus d'air, de lumière et de salubrité.
Source : Gallica

Édouard Mauve Moulins : essai de géographie urbaine (1935)

Depuis la fondation de Moulins jusqu'au début du xix" siècle, la population moulinoise n'a cessé de croître, malgré la dureté des temps, les épidémies, les mauvaises conditions hygiéniques. Toujours, après des fluctuations et des reculs, le rythme de l'accroissement réapparaissait. Dès le milieu du XIX. siècle, en dépit de toutes les causes nouvelles de prospérité pour la ville, en dépit de conditions meilleures pour l'existence, les naissances vont en diminuant. A Moulins, hélas ! comme ailleurs, le bien-être a créé l'égoïsme et raréfié la vitalité.
Source : Gallica

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