Résumé

Portrait de Étienne Bonnot de Condillac Étienne Bonnot de Condillac Le Commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre

Que deviennent les mœurs lorsque les principaux citoyens, qu’on prend pour exemple, forcés à être tout-à-la-fois avides et prodigues, ne connoissent que le besoin d argent, que tout moyen d’en faire est reçu parmi eux, et qu’aucun ne déshonore ? Le luxe fait subsister une multitude d’ouvriers, j’en conviens. Mais faut-il fermer les yeux sur la misère qui se répand dans les campagnes ? Qui donc a plus de droit à la subsistance, est-ce l’artisan des choses de luxe, ou le laboureur ?
C’est une chose de fait que la vie simple peut seule rendre un peuple riche, puissant, et heureux.
Source : Wikisource

Portrait de Étienne Bonnot de Condillac Étienne Bonnot de Condillac Le Commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre

Ceux que je combats regardent comme une grosse méprise de fonder la valeur sur l’utilité, et ils disent qu’une chose ne peut valoir qu’autant qu’elle a un certain degré de rareté. Un certain degré de rareté ! Voilà ce que je n’entends pas. Je conçois qu’une chose est rare, quand nous jugeons que nous n’en avons pas autant qu’il en faut pour notre usage ; qu’elle est abondante, quand nous jugeons que nous en avons autant qu’il nous en faut, et qu’elle est surabondante, quand nous jugeons que nous en avons au-delà.
Source : Wikisource

Portrait de Étienne Bonnot de Condillac Étienne Bonnot de Condillac Le Commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre

Dès que les grains ne sauroient être à leur vrai prix, dès qu’ils ne peuvent pas avoir un prix permanent, comment seroient-ils une mesure commune pour toutes les époques et pour tous les lieux ?
La liberté peut seule donner à chaque chose son vrai prix, et faire fleurir le commerce. C’est alors que l’ordre s’établit naturellement, que les productions en tous genres se multiplient comme les consommations ; que toutes les terres sont mises en valeur ; que chaque citoyen trouve sa subsistance dans son travail, et que l’abondance se répand.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature