“ Voici le conseil qu’Achitophel vient de nous donner : devons-nous le suivre ? Que nous conseillez-vous ? 7 Chusaï répondit à Absalom : Le conseil qu’a donné Achitophel ne me paraît pas bon pour cette fois. 8 Vous n’ignorez pas, ajouta-t-il, quel est votre père ; que les gens qui sont avec lui sont très-vaillants ; et que maintenant ils ont le cœur outré comme une ourse qui est en furie dans un bois, de ce qu’on lui a ravi ses petits. Votre père aussi qui sait parfaitement la guerre, ne s’arrêtera point avec ses gens. ”
Achitophel
Définition et enjeux
Citations sur “Achitophel”
“ « Le conseil de Chusaï l’Arachite vaut mieux que le conseil d’Achitophel. » Yahweh avait décidé de rendre vain le bon conseil d’Achitophel, afin que Yahweh amenât le malheur sur Absalom. 15 Chusaï dit aux prêtres Sadoc et Abiathar : « Achitophel a donné tel et tel conseil à Absalom et aux anciens d’Israël, et moi j’ai donné tel et tel conseil. 16 Envoyez donc de suite informer David, et faites-lui dire : Ne passe pas la nuit dans les plaines du désert, mais hâte-toi de traverser, de peur qu’il n’y ait un suprême désastre pour le roi et pour tout le peuple qui est avec lui. » ”
“ N’est-ce pas son fils ? Comme j’ai été le serviteur de ton père, ainsi je serai le tien ! » 20 Absalom dit à Achitophel : « Tenez conseil entre vous, pour savoir ce que nous avons à faire. » 21 Et Achitophel dit à Absalom : « Va vers les concubines que ton père a laissées pour garder la maison ; tout Israël saura ainsi que tu t’es rendu odieux à ton père, et les mains de tous ceux qui sont avec toi seront fortifiées. » 22 On dressa donc pour Absalom une tente sur le toit, et Absalom vint vers les concubines de son père, aux yeux de tout Israël. ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ LA REINE, THARÈS, THAMAR. LA REINE. Ah ! madame, apprenez A quels affreux malheurs nous sommes condamnés. L'impie Achitophel, auteur de nos alarmes, Voit la victoire injuste attachée à ses armes : Ainsi trouvant par-tout des complots odieux, Il n'est de sûreté pour nous que dans ces lieux : Et quel asile? hélas ! dans un moment peut-être L'ennemi triomphant va s'en rendre le maître. ”
Heinrich Graetz,
Histoire des Juifs
“ Un cœur de père est un abîme insondable. Qui sait s’il ne voyait pas en Absalon un malheureux égaré, dupe des ruses d’Achitophel et poussé par lui à la révolte ? Les guerriers n’osèrent rentrer à Mahanaïm en triomphateurs ; ils s’y glissèrent furtivement, timides et honteux comme après une défaite. David ne voulait voir personne, parler à personne ; il ne cessait de gémir sur la mort de son fils. Enfin Joab, s’armant de courage, lui représenta énergiquement que cette douleur persistante était une ingratitude vis-à-vis de son armée. ”
“ Conseil d’Achitophel en vue de fortifier le parti (xvi, 20-23) ; il propose d’aller lui-même combattre David (xvii, (1-4) . Mais Chusaï conseille à Absalom de prendre la tête de l’armée (xvii, 5-14) ; en même temps Chusaï fait avertir David de s’enfuir au delà du Jourdain (xvii, 15-22) . Achitophel se pend de dépit (xvii, 23) . 15 Absalom et tout le peuple, les hommes d’Israël, entrèrent à Jérusalem, et Achitophel était avec Absalom. 16 Lorsque Chusaï l’Arachite, ami de David, vint vers Absalom, Chusaï dit à Absalom : « Vive le roi ! Vive le roi ! » ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ Comblé de vos bontés , et plein de ma vengeance , Le traître Achitophel va périr sons mes coups. DAVID. Non, suspends pour un tem ps ce dangereux courroux. Du pouvoir souverain tu n'as que l'apparence , Et le lâche en ses mains tient la toute-puissauce ; Tu t'en verrois toi-même et sans fruit accablé : Il faut. Mais que nous veut Cisaï tout troublé ? SCENE V. DAVID, ABSALON, CISAI. CISAï, à David. Un péril évident dans ce lieu vous menace , Seigneur: d'Achitophel l'artifice et l'audace Jettent dans tous les cœurs le dangereux soupçon Que l'on veut de ce camp enlever Absalon. ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ Jouet d'un séducteur, qu'à présent je déteste, Le traître Achitophel a commis tout le reste. Je sais qu'après les maux que je viens de causer, Une fatale erreur ne sauroit m'excuser; J'ai tout fait, vengez-vous, punissez un coupable, Ou plutôt sauvez-moi du remords qui m'accable, Quelques affreux que soient vos justes châtiments, Ils n'égaleront point l'horreur de mes tourments. DAVID. Ainsi le ciel commence à te rendre justice : Ton crime fit ta joie, il fera ton supplice. ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ Le traître Achitophel conduisoit l'artifice. DAVID. Ah! qu'entends-je? Courez, Joab; qu'on le saisisse. CISAÏ. Sa fuite au châtiment a dérobé ses jours, Il a joint Absalon par de secrets détours : Séba même , s'armant de fureur et de rage , Vient le fer à la main de s'ouvrir un passage. Les soldats d'Ephraïm, lui prêtant son appui, Assurent sa retraite, et marchent après lui. Ils désertent en foule, et le camp des rebelles De moment en moment prend des forces nouvelles ; Déjà même Amasa semble marcher vers nous. Rien ne peut sous ces murs nous sauver de leurs coups. ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ Je réponds du succès, reposez-vous sur moi. ABSALON, Eh bien! prépare tout, je m'abandonne à toi, SCENE V. ACHITOPHEL, ZAMRI. ACHITOPHEL. Nous sommes seuls , prends part à ma secrette joie; Enfin mes ennemis vont devenir ma proie. Joab , Abiatar, Aduram , Cisaï, Le superbe Sadoc, le fier Abisaï, Tous ceux qui, réunis par leur haine commune, Prétendent sur ma chûte élever leur fortune, Avant la fin dn jour surpris, enveloppés , Me rendront par leur mort tous mes droits usurpés. ZAMRI. Quoi! vous croyez, seigneur, qu'étonné de l'orage , David voudra livrer. ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ Votre pere à vos pleurs ne peut rien refuser. On vient dans cette tente, allez vous reposer ; La paix va dès ce jour remplir votre espérance. Allez. Mais dans ces lieux quelle troupe s'avance ? Quel trouble, quelle horreur me saisit malgré moi ! Où suis-je? juste ciel ! c'est David que je voi. SCENE III. DAVID, ABSALON, ACHITOPHEL, CISAI. DAVID. Oui, c'est moi, c'est celui que ta fureur menace. Tu frémis? soutiens mieux ton orgueilleuse audace : Le trouble on je te vois fait honte à ton grand cœur, Et la crainte sied mal sur le front d'un vainqueur. ABS ALON. Seigneur. ”
C.-F. Théry, Les Jalons. [Signé : C.-F. Théry… (1860)
“ Imberbes pueros (2) barbiger Achitophel; (4) M. Robert, d'Arras. (2) Les fils de M. Deusy, d'Athies. — 15 — Vectus erat rheda et rhedam dux ipse regebat , Quoesiti (850f.) zonse que immemor Achitophel. Nedum ergo afferret quaedam (30pf) valitura,rogabat Immemori ut darem ego mutua, egoque dabam. Mulua (850f) quae dabam ego,rhedae condebat in arca Vectabal que ad le, mi Doeg, Achitophel. [1] 6id.52. Tempore an indicto rediissent mutua, grata Mente requirebat perbrevis Achitophel ; Butyrum interea vitulosque et poma nucesque Emptum ibas, nummo haud déficiente, Doëg. 27 id. 52. ”
Ancien Testament, Deuxième livre de Samuel
“ « Si Yahweh me ramène à Jérusalem, je servirai Yahweh. » Le roi lui dit : « Va en paix ! » Il se leva et partit pour Hébron. Absalom envoya des émissaires dans toutes les tribus d’Israël, pour dire : « Dès que vous entendrez le son de la trompette, vous direz : Absalom règne à Hébron ! » Avec Absalom partirent deux cents hommes de Jérusalem : c’étaient des invités qui allaient en toute simplicité, sans se douter de rien. Pendant qu’Absalom offrait les sacrifices, il envoya chercher à sa ville de Gilo Achitophel le Gilonite, conseiller de David. ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ Avant que l'ennemi , chassé par votre armée, Eût repris sa fureur par sa honte allumée, Des ordres de Joab dix mille hommes instruits, Dans les bois d'Ephraïm avoient été conduits. A peine ils sont cachés que l'ennemi s'avance, Les traîtres sur leur front portent leur insolence : L'impie Achitophel d'abord s'offre à nos yeux, A la tête des rangs il marche furieux : Jonb feint quelque temps de céder à la crainte; l'ai son ordre tout fuit, tout confirme sa feinte. ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ La solide valeur n'admet point l'injustice. Ce sont des criminels qui craindront le supplice. Vous les verrez tremblants tomber à vos genoux; Et déja les remords ont combattu pour nous. Au reste pour un fils ne prenez point d'alarmes, Je sais qu'Adonias est déja sous les armes; De nos malheurs pressants instruit par mon secours, Tout Juda s'est armé pour conserver ses jours : Mais de ce côté seul la tempête menace, Il faut à ses éclats opposer notre audace : Et j'ose présumer que ce dessein hardi Sera d'Achitophel justement applaudi. ”
François-Joseph Talma,
Mémoires de Lekain , précédés de réflexions sur cet auteur et sur l'art théâtral…
(1825)
“ Je crois qu'il est indispensable de rétablir ces huit vers, parce qu'ils développent la conséquence du projet d'Achitophel ; c'est en rétrécissant de cette sorte le dialogue, que l'on jette de l'obscurité dans un poème. 108 MÉMOIRES Il est bon d'observer que l'on se donne quelquefois la torture pour rendre diffus ce qu'un auteur a pris souvent beaucoup de peine à éclaircir. ACTE SECOND. SCÈNE I. THARES, à Absalon. « Je respirais partout le moment plein de charmes « Où votre vue allait me payer de mes larmes. » Dit-on : respirer le moment où on attend quelqu'un ? J'en doute ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ Le ciel à l'innocence enverra du secours , Et votre repentir pourra sauver vos jours. Non, non, qu'unmême sort au j ourd'hui nous ra,~, semble. Ne nous séparons point : venez, fuyons ensemble. THARÈS. Eh le puis-je, seigneur? prisonniere en ces lieux, Ce camp pour m'observer, ces murs même ont des yeux : Je vous perdrois. Allez ; et si mon sort vous touche, Suivez ce que le ciel vous dicte par ma bouche. Livrez Achitophel : désarmez vos soldats; Contre eux, s'il le falloit, employez votre bras : A force de vertus méritez votre grace; Par-là dans tous les cœurs réparez votre audace. ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ Dites à Cisaï qu'il vienne en diligence. T HA R È S. Vous savez tout, seigneur, prenez votre vengeance ; Epuisez sur moi seule un trop juste courroux; Cependant j'ose ici parler pour mon é poux. Il est moins criminel qu'il ne vous paroit l'être , Et si contre vos ion; s la rage anime un traître, Autant que je puis lire en d'odieux secrets , C'est plus Achitophel qu' Absalon ni Tharès. ( elle sort. ) DAVID. Quel nouveau trouble, 6 ciel ! elle jette en mon ame! C'est plus Achitophel. ( à la rciue. ) Ah! suivez-la, madame , Parlez, priez, pressez ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ Un caractere si odieux ne pouvoit être celui du héros d'une tragédie. J'ai pensé de le déguiser, et de ! tourner toute l'indignation des spectateurs contre ■ Achitophel, qui d'ailleurs l'auroit suffisamment mé- ritée. J'ai fait faire à Absalon les mêmes choses que ,l'Histoire sacrée nous rapporte qu'il fit; mais je les Ilui ai fait faire, séduit par ce ministre, et quelquefois même n'ayant aucune part dans les desseins à la réussite desquels il sert. ”
Antoine de La Fosse, Oeuvres choisies de La Fosse et de Duché… (1830)
“ ABSALON. ! Et sur quel fondement pouvez-vous l'assurer ? THARES. Le jour qui précéda celui de notre fuite , J'errois dans ce palais sans dessein et sans suite : Un inconnu m'aborde, et les larmes aux yeux : le Zamri vient, me dit-il, d'arriver en ces lieux; i« Si le ciel vous permet de rejoindre mon maître , « Dites-lui qu'il s'assure an plutôt de ce traître : « 11 saura des Hébreux le complot criminel ; « Enfin qu'il craigne tout, et même Achitophel. » ”
Isaac de Benserade,
La Mort d’Achille et la dispute de ses armes
“ Achille, au nom des Dieux tesmoins de nostre amour, Par mes yeux, par mes pleurs, conservez-moy le jour, Refroidissez un peu cette chaleur extresme, Et ne meurtrissez point l’innocent qui vous ayme, Mon cœur où comme un Dieu vous estes adoré, À qui vostre peril est un mal asseuré : Assez de vostre sang honore la Phrygie, La vague du Scamandre en est assez rougie. Quel honneur maintenant pouvez vous aquerir ? Hector, & Sarpedon ne sçauroient plus mourir, Ilion n’en peut plus, qu’il soit pris par un autre, La gloire qu’il en reste est moindre que le vostre. Achille. ”
A . Titeux T. Devilly Eugène Bareste Homer, L’Odyssée/Traduction Bareste
“ Achille, fils de Pélée, toi le plus illustre d'entre les Achéens, je suis venu consulter Tirésias en ces lieux, afin qu'il me dise comment je pourrai retourner à Ithaque. Je n'ai point encore revu l'Achaïe ni touché aux terres paternelles, mais j'erre toujours sur les mers et je souffre mille douleurs. Noble Achille, nul homme n'a jamais été ni ne sera jamais plus heureux que toi. Durant ta vie nous t'honorions comme un immortel ; et maintenant que tu as cessé d'exister, tu règnes en ces lieux sur les âmes des morts. Noble Achille, ne t'afflige point d'être descendu dans les sombres demeures ! ”
“ Achimélech a consulté pour lui Yahweh, et il lui a donné des vivres ; il lui a aussi donné l’épée de Goliath, le Philistin.” 11. Le roi envoya appeler le prêtre Achimélech, fils d’Achitob, et toute la maison de son père, les prêtres qui étaient à Nobé. 12. Ils vinrent tous vers le roi ; et Saül dit : “Écoute, fils d’Achitob !” Il répondit : “Me voici, mon seigneur.” 13. Saül lui dit : “Pourquoi vous êtes-vous ligués contre moi, toi et le fils d’Isaï ? ”
Alexis Pierron, Histoire de la littérature grecque (1850)
“ Le caractère d’Achille est le triomphe du génie d’Homère. Achille est à la fois un héros et un homme ; et c’est là ce qui fait l’intérêt profond de l’Iliade. La passion l’aveugle ; il voue aux Grecs une haine impitoyable ; son désespoir, à la mort de Patrocle, la fureur de vengeance qui le saisit, son acharnement contre Hector, toutes ces faiblesses d’une âme imparfaite, nous en sentons le germe en nous ; et les accents du poëte qui les raconte vibrent jusqu’au fond de nos entrailles. ”
Charles Batteux, Chefs-d'oeuvre d'éloquence poétique à l'usage des jeunes orateurs… (1821)
“ D'après l'ordre d'Agamemnon, Iphigénie, pour se soustraire au coup mortel, retournoit dans la Grèce ; mais tout le camp, déjà instruit de la réponse de l'oracle, l'arrête dans sa fuite. Alors Achille, le seul qui puisse encore l'arracher à la mort, vient lui offrir le secours de ses guerriers contre tous les Grecs réunis; et pour engager cette princesse à le suivre, il lui rappelle les serments qui les unissent, et la prie de songer que le bonheur d'Achille est fondé sur ses jours, IPHIGÉNIE, à Achille. Le ciel n'a point aux jours de cette infortunée Attaché le bonheur de votre destinée. ”
Thomas Corneille,
Poèmes dramatiques de Thomas Corneille
“ Achille avec les Siens au Temple entroit à peine, Qu’on l’a vu, prévenant Priam et Polixène, Escorté de Troyens, sans respect pour les Dieux, S’y lancer tout à coup en amant furieux. Si ce qu’on dit est vrai, l’ardeur qui les engage S’augmentant par le sang les pousse à tant de rage, Que pour peu que le Ciel tarde à le secourir, Achille est en danger lui même de périr.BRISEIS De périr !PYRRHUS Dieux ! Achille... BRISEIS Il y va de sa vie. PYRRHUS Adieu, Madame.BRISEIS Allez où l’honneur vous convie, Achille est en péril, courez l’en garantir. Scène VI Briseis, Phénice. ”
Charles Victor Daremberg,
Dictionnaire des antiquités grecques et romaines
(1877)
“ ACHILLES (Άχιλλείζ) . — Achille, fils de Pelée, roi des Myrmidons, peuple de la Phthie en Thessalie, et d’une déesse de la mer particulièrement honorée dans cette contrée, la néréide Thétis 1. Son aïeul est Éaque, par qui il est issu de Jupiter. Traditions homériques. — Tout enfant, Achille fut conlié à Phœnix, alors réfugié auprès de Pelée. Phœnix ne quitta plus son élève et le suivit sous les murs de Troie ^. Il enseigna au fils de son hôte l’éloquence et la guerre 3 ; le centaure Chiron apprit la médecine au jeune héros’. Achille était le plus vaillant des hommes ”
Isaac de Benserade,
La Mort d’Achille et la dispute de ses armes
“ C’est le destin d’Achille, & ce le fut d’Hercule. Mais quel presage as-tu de ce mal que tu crains ? Alcimede. « Où le malheur se voit les presages sont vains, » Quoy pour vous avertir du danger où vous estes, Est-il besoin qu’en l’air s’allument des cometes ? Que la terre ait pour vous d’horribles tremblemens, Que le Ciel soit en trouble avec les elemens, Et vous voyant tomber dans un indigne gouffre Que la Nature éclate à cause qu’elle souffre ? ”
