“ Il semble, répondis-je, que, comme les yeux ont été formés pour l’astronomie, les oreilles l’ont été de même pour le mouvement harmonique et que ces sciences sont sœurs, comme le disent les Pythagoriciens, et comme nous, Glaucon, nous l’admettons avec eux ; ”
Citations sur “Glaucon”
André Laurie,
La Vie de collège dans tous les temps et dans tous les pays
(1896)
“ Ce fut Glaucon qui remporta l'avantage. « Tu ne déploies pas tous tes moyens, Euphorion, dit le maître d'un ton de reproche. Je te regardais: c'est à peine si tu te défends ! — Bah!. je me défendrais, s'il le fallait!. dit mon ami en souriant. Mais quand rien n'en dépend. — Rien !. Appelles-tu rien l'honneur de la palestre?. s'écria Hermogène. — Envoie-moi chez Gylippe, et tu verras, dit Euphorion en s'allongeant nonchalemment sur le sable pour regarder les coups plus à l'aise. — C'est bon! c'est bon!. on verra. A toi, Lycidas! Et toi, Proas, approche. » ”
“ Stallbaum et même Schneider attribuent à Glaucon Σχεδόν γέ τι, avec tout ce qui suit jusqu’à σώματος ; et comme dans ce cas, Εἰκός γ’, ἔφη, qui ne peut se rapporter qu’à Glaucon, ne peut subsister, ils le retranchent avec un assez bon nombre de manuscrits, parmi lesquels les deux excellens manuscrits de Florence et de Munich. Le point de la question est de savoir si l’on peut retrancher Εἰκός γ’, ἔφη. Je ne le crois pas ; car les meilleurs manuscrits donnent ces mots, entre autres le manuscrit A, et Ficin, qui traduit : consentaneum est, les avait lus dans son manuscrit. ”
Platon,
Œuvres complètes de Platon
“ Mais crois-tu, Glaucon, que, si Homère eût été réellement capable d’instruire les hommes et de les rendre meilleurs, comme un homme qui peut parler de ces matières en connaisseur, et non en simple imitateur, crois-tu qu’il ne se serait pas fait de nombreux disciples qui l’auraient honoré et chéri ? ”
Platon,
Œuvres complètes de Platon
“ On croirait entendre un oracle, Socrate, s’écria Glaucon, en t’écoutant dépeindre la vie de la plupart des hommes. N’est-ce pas une nécessité qu’ils n’aient que des plaisirs mêlés de peines, des fantômes du véritable plaisir, des ébauches qui ne prennent de couleur que si on juxtapose les plaisirs et les peines pour les crenforcer tous deux ; de là viennent les amours furieux que les insensés conçoivent les uns pour les autres et pour lesquels ils se battent, comme on se battait sous Troie, au dire de Stésichore [29] , pour le fantôme d’Hélène, faute de savoir la vérité. ”
Albert Guillier, Géologie du département de la Sarthe (1886)
“ Argile Glauconieuse à minerai de fer, nous ne les avons pas séparées. 18. C. CRAIE GLAUCONIEUSE A PECTEN ASPER ET TURRILITES TUBERCULATUS Alternances de craie glauconieuse et de bancs durs siliceux reposant dans l'Est du département sur la Glauconie à Ostrea vesiculosa, bien développées à l'Est et au Sud de la Ferté-Bernard et entre Vibraye et Montmirail; elles prennent beaucoup d'extension dans l'Orne où les bancs durs sont exploités comme pierre de taille, par exemple à la Madeleine et à la Rraudière, route de Bellême et à Nogent-le-Rotrou ”
Jules-Claude Carnet, Traité pratique des maladies des yeux et de la vue… (1869)
“ Dans le Glaucome, l'ophthalmoscope fait voir au fond de l'œil les diverses altérations qui caractérisent cette affection, c'est-à-dire des ecchymoses de la choroïde et de la rétine, une excavation de la papille du nerf optique, la dilatation variqueuse des veines et des artères qui offrent des pulsations manifestes, la teinte glauque de l'humeur vitrée et, plus superficiellement, la dilatation de la pupille, la décoloration de l'iris, sa projection en avant et l'aspect terne de la cornée. ”
Julien Masselon, Examen fonctionnel de l'oeil, comprenant… (1882)
“ Le glaucome affecte en général, dans la façon dont se rétrécit le champ visuel, des caractères tout particuliers. Le rétrécissement, pour le blanc, part tout d'abord du côté interne, et tend progressivement à se rapprocher du point de fixation. A mesure que la limite interne s'avance vers le centre, les parties supérieure et inférieure du champ visuel commencent à se réduire à leur tour; la portion externe seule garde ses dimensions normales. ”
Julien Masselon, Examen fonctionnel de l'oeil, comprenant… (1882)
“ L'existence d'un glaucome est-elle douteuse? Le mode de rétrécissement du champ visuel viendra souvent préciser la nature du mal. A part les précieux renseignements que fournit dans les affections du fond de Fœil l'état du sens chromatique, une semblable exploration prend un intérêt de premier ordre quand il s'agit de l'examen de personnes appelées à reconnaître des signaux colorés, tels que les employés de chemin de fer ou les marins. ”
Auguste Berthaud, Ponction équatoriale dans le traitement du glaucome… (1896)
“ Le glaucome absolu lui constitue une indication propre que ses adversaires eux-mêmes ne lui ont pas refusée. Nous avons vu que quelques-uns ne veulent faire la ponction du vitré que sur des yeux perdus : il est évident qu'elle présente là le maximum de sécurité. Nous avons montré que sur les yeux qui ne possèdent plus qu'une très faible vision quantitative, elle avait augmenté l'acuité; quand la vue était nulle d'un côté, l'intervention avait eu un heureux effet sur l'autre oeil : quant aux crises douloureuses, elles avaient été calmées dans tous les cas. ”
William Nicati, Physiologie oculaire humaine et comparée… (1909)
“ Les oculistes le savent bien, ayant appris à reconnaître dans cette forme d'opacité un signe d'extrême tension de l'intérieur du globe de l'œil, dans l'affection morbide connue, sous le nom de glaucome. On l'obtient artificiellement par la compression du globe en son entier. On l'obtient également par la compression directe de la cornée entre deux lames de verre et aussi par la traction exercée en sens inverse sur deux bords opposés de la membrane. Le degré en est proportionné à l'intensité de la force employée à la produire. Elle cesse avec la pression, et renaît avec elle à volonté. ”
Jules-Claude Carnet, Traité pratique des maladies des yeux et de la vue… (1869)
“ Le premier symptôme qui annonce le Glaucome, c'est une teinte verdâtre qui apparaît derrière la pupille : si l'on y regarde de plus près, on constate que le cristallin a pris une teinte ambrée rougeâtre, mais est resté à peu près transparent. La pupille est paresseuse à se dilater ou à se resserrer, sous l'influence de l'ombre ou de la lumière ; la vue s'affaiblit, se perd de plus en plus. ”
Auguste Berthaud, Ponction équatoriale dans le traitement du glaucome… (1896)
“ Dans l'observation VI, nous avons affaire encore à un glaucome absolu de l'œil gauche, avec des douleurs orbitaires, et de la céphalée hémicranienne. La ponction, deux fois répétée, a fait cesser les douleurs dans l'œil opéré, rendu de l'acuité à l'œil non opéré dont le champ visuel a grandi en même temps. — Trois mois et demi après sa sortie de l'hôpital, le malade nous faisait savoir que son œil opéré, toujours rouge, était cependant moins vascularisé qu'à sa sortie. ”
Alexandre Magne, Hygiène de la vue, ou Conseils sur la conservation et l'amélioration des yeux… (1847)
“ Nous vivions dans cette croyance que le glaucome est une affection du corps vitré, quand un oculiste anglais vint nous dire, dans un excellent livre d'ailleurs : Le glaucome n'est pas ce que vous pensez, c'est une maladie de la rétine. Puis un autre chirurgien arriva tout dernièrement, qui nia ces deux hypothèses et plaça le glaucome dans la totalité du globe oculaire. ”
Armand Després,
Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale…
(1883)
“ Le glaucome chronique ne s'accompagne ni d'injection des conjonctives, ni d'obscurcissement de la cornée, si ce n'est tout à fait exceptionnellement; l'iris se meut avec lenteur, la vue s'éteint peu à peu, et à un moment assez avancé de la marche de la maladie, le globe oculaire devient dur. A l'ophthalmoscope, on trouve la papille excavée jusqu'à sa circonférence, dont les bords sont comme taillés à pic, et les artères de la papille battent à la moindre pression exercée sur l'oeil. ”
Auguste Berthaud, Ponction équatoriale dans le traitement du glaucome… (1896)
“ Envisageant le glaucome comme une hydropisie de l'humeur vitrée « qui abonde quelquefois au point de faire effort pour franchir les limites que lui présente la sclérotique, » il recommande vésicatoires, sétons, etc., et « si tous ces remèdes sont sans succès, on en vient, déclare-t-il, à la ponction de l'œil dans la sclérotique ou cornée opaque ». ”
Julien Masselon, Manuel d'ophtalmologie : guide pratique à l'usage des étudiants et des médecins (1889)
“ On constate une rugosité persistante de la cornée, une paresse dans les mouvements de l'iris, une légère diminution de profondeur de la chambre antérieure et une réduction, cette fois presque complète, de l'amplitude d'accommodation. Le champ visuel se rétrécit progressivement, en même temps que la papille du nerf optique est refoulée. Il est rare de voir un glaucome prodromique se transformer en une forme de glaucome chronique simple, c'est-à-dire en une forme où les symptômes morbides se concentrent dans le segment postérieur, la région papillaire. ”
René Onfray, L'Oeil et le praticien, consultations ophtalmologiques… (1912)
“ Si le glaucome est une maladie sans analogie dans l'économie, c'est que l'oeil lui-même est un organe à part. C'est un organe kystique, à paroi externe inextensible, mais kyste hautement différencié en vue de recevoir les impressions lumineuses et colorées. De plus, ce kyste, tapissé intérieurement par la rétine, relié au cerveau par le nerf optique, devient, de ce fait, une véritable expansion cérébrale participant de la fragilité des tissus nerveux. ”
Eduard Jäger, Traité théorique et pratique des maladies des yeux… (1862)
“ S'ils sont impropres à guérir le mal, nul doute qu'ils ne soient aptes à en enrayer les progrès. Les préparations belladonées ont encore été conseillées comme moyen de détente de l'organe visuel. Article 4. - Glaucome. On désigne généralement sous le nom de glaucome (glaucoma, glaucosis) une maladie offrant pour traits principaux une teinte glauque ou d'un vert sale, plus profondément située que l'opacité de la cataracte, une dilatation et une immobilité de la pupille, avec perte ou altération très-considérable de la faculté visuelle. ”
Auguste Berthaud, Ponction équatoriale dans le traitement du glaucome… (1896)
“ Sur l'œil droit on note un cercle périkératique. Léger dépoli de la cornée. La chambre antérieure n'offre rien de particulier. La pupille de l'œil droit est moyennement dilatée. Sans être, d'autre part, franchement noire, elle n'a pas l'aspect glauque. Acuité. — O.D. V. = 0. A l'examen ophtalmoscopique trouble des milieux ; on éclaire vaguement le fond de l'œil, mais on ne peut voir nettement la papille. 3 novembre. — A l'arrivée du malade, on instille quelques gouttes d'atropine, sans que cet alcoloïde produise d'effet sur la pupille. ”
Auguste Berthaud, Ponction équatoriale dans le traitement du glaucome… (1896)
“ Les douleurs ont presque totalement disparu dans l'œil droit, mais la vision est restée égale à 0. La vision est redevenue meilleure de l'œil gauche. 25 juillet. — Depuis l'opération du 6 juillet dernier, la vue de l'œil gauche s'est un peu améliorée, les douleurs ont complètement cessé dans l'œil droit. Cependant en présence d'un glaucome absolu de l'œil droit, dans le but de débarrasser la malade d'un organe inutile et peut être dangereux un jour, on procède à l'énucléation classique de l'œil droit sans anesthésie générale. L'œil se vide en partie pendant l'opération. ”
Auguste Barre, Du diagnostic des lésions profondes de l'oeil à l'aide de l'ophthalmoscope et des phosphènes (1857)
“ L'étude des altérations de transparence du corps vitré laisse, comme on le voit, encore beaucoup à désirer. C'est à des observations plus nombreuses faites sur le vivant à compléter ce que cette étude présente encore d'inachevé. Nul doute que l'exploration attentive d'yeux atteints de glaucôme ne vienne faire avancer la question, tout en fournissant des données précieuses pour une maladie dont la connaissance exacte est encore au nombre des desiderata de l'ophthalmologie. ”
Julien Masselon, Manuel d'ophtalmologie : guide pratique à l'usage des étudiants et des médecins (1889)
“ S'il y a une maladie qui se prête peu à la transmission sympathique, c'est-à-dire à la migration par les voies lymphatiques du nerf optique, c'est évidemment le glaucome, attendu que l'exagération de pression tend aussitôt à fermer la porte à cette transmission, en comprimant l'entrée du nerf et en séparant l'espace intervaginal de la cavité oculaire. ”
Julien Masselon, Manuel d'ophtalmologie : guide pratique à l'usage des étudiants et des médecins (1889)
“ A une première attaque de glaucome aigu, nous en voyons succéder une seconde, qui, habituellement, prend plus de temps pour se dissiper et laisse un oeil à tension plus accusée, mais souvent avec une intégrité encore plus ou moins parfaite de la vision. A force de se répéter, les attaques abrègent de plus en plus les intervalles libres, et peu à peu l'accès ne se produit plus que sur un oeil présentant, dans les moments libres d'attaques douloureuses, l'aspect du glaucome chronique irritatif, avec réduction notable de la vision, qui finit alors par s'abolir complètement. ”
Louis de Wecker,
Traité théorique et pratique des maladies des yeux…
(1863-1866)
“ Cette attaque de glaucome dure plus ou moins : peu à peu les symptômes inflammatoires se dissipent, la tension du globe diminue, la cornée recouvre sa sensibilité et la vue revient d'une manière assez satisfaisante. Le médecin ne peut qu'au moyen d'un examen très-attentif, se convaincre des traces funestes que l'attaque a souvent laissées en abolissant une partie périphérique du champ visuel. Il arrive bien rarement qu'il suffise d'une attaque de glaucome pour perdre complétement et à jamais la vue. ”
René Onfray, L'Oeil et le praticien, consultations ophtalmologiques… (1912)
“ Vous voyez la variété des causes de glaucome secondaire et que ces cas relèvent, tout à fait, de l'ophtalmologie spéciale. L'oculiste peut, par une iridectomie, dégager la pupille soudée de l'iritis torpide. Il règle le taux de l'atropinisation dans les irido-cyclites graves, à poussées glaucomateuses. Il tentera, le cas échéant, l'extraction du cristallin luxé. Il énuclée rapidement l'oeil qui renferme une tumeur. Il était bon que vous fussiez au courant des circonstances capables de produire l'hypertonie. Conclusion : Cherchez toujours le tonus, et méfiezvous des yeux durs ! ”
Émile Valude, Nouveaux éléments d'ophtalmologie… (1908)
“ Glaucome infantile. — Appelé encore hydrophtalmie, buphtalmie, il est constitué par l'ectasie générale du globe. La sclérotique est mince et bleuâtre, la cornée large et souvent leucomateuse; la chambre antérieure paraît très grande, l'iris et le cristallin deviennent tremblotants. La vision est plus ou moins affaiblie et, dans les cas extrêmes, absolument nulle. C'est une affection relativement rare, monoculaire ou binoculaire. Elle est congénitale, à marche progressive mais, parfois aussi, stationnaire. ”
Julien Masselon, Manuel d'ophtalmologie : guide pratique à l'usage des étudiants et des médecins (1889)
“ Lorsqu'on poursuit attentivement la marche de cas de glaucomes chroniques simples typiques, on peut constater une harmonie et une concordance parfaites avec l'augmentation de pression, les difficultés circulatoires du côté des vaisseaux centraux, le refoulement croissant du tissu papillaire, le rétrécissement progressif du champ visuel, l'abolition finale de celui-ci et la décoloration du nerf, qui prend la teinte bleu verdâtre du tissu sclérotical, c'est-à-dire la teinte uniforme que nous donne la lame criblée avec de très larges excavations physiologiques. ”
Émile Berger, Anatomie normale et pathologique de l'oeil (1889)
“ Or si deux maladies, si différentes au point de vue clinique, présentent à l'examen anatomo-pathologique les mêmes altérations, ces dernières altérations ne peuvent être considérées comme caractéristique de la maladie. Il est plus vraisemblable que les altérations que l'on rencontre dans le glaucome sont d'une nature secondaire, produites par le glaucome même. ”
Julien Masselon, Manuel d'ophtalmologie : guide pratique à l'usage des étudiants et des médecins (1889)
“ Nous ne trouvons jamais, ou presque jamais, un très petit champ visuel avec conservation de toutes les couleurs, dans l'atrophie tabétique, alors que cela s'observe pour le glaucome, indifféremment, que le rétrécissement ait débuté par un resserrement concentrique, ou que le champ visuel se soit rapetissé en prenant la forme d'une fente aplatie et dirigée en haut et en dehors. ”
Léon Gauthier, Ibn Rochd : Averroès (1948)
“ La théorie qui vient d'être exposée de la couleur, de la lumière et du diaphane constitue ce qu'on pourrait appeler une optique externe, c'est-à-dire extérieure à l'organe visuel. Dès que la lumière de l'air diaphane vient en contact avec la surface convexe de l'œil, sous la forme d'une couleur en acte que l'œil reçoit, on entre dans le domaine de ce qu'on pourrait appeler une optique interne. ”
Julien Masselon, Manuel d'ophtalmologie : guide pratique à l'usage des étudiants et des médecins (1889)
“ On ne saurait mieux saisir le caractère essentiel d'un symptôme, comme le glaucome, qu'en l'étudiant sur des yeux où il apparaît périodiquement et d'une façon fugace, en imprimant passagèrement à l'oeil, mais d'une façon nette et précise, le cachet des désordres qui, d'ordinaire, ne se produisent qu'insensiblement. ”
