Résumé

Portrait de André Laurie André Laurie La Vie de collège dans tous les temps et dans tous les pays (1896)

« Tu parles comme un radoteur! — Et toi comme un tyran! » répondit Platon.
— Très bien, petit Proas! dit Agathon. Qui t'a conté cela?
— Mon grand-père, répondis-je. C'est qu'il en connaît, des histoires, et des belles!. Euphorion le verra bientôt.
Léocratès a permis qu'il vienne passer quelque temps chez mes parents.
— Et je me fais une joie de cette visite!. En attendant, dis-nous la fin de celle de Platon à Syracuse.
— Eh bien ! le mot de Platon faillit lui coûter la vie. Pour une réplique si juste, et qu'il s'était d'ailleurs attirée, l'exécrable tyran médita une vengeance féroce.
Source : Gallica

Portrait de André Laurie André Laurie La Vie de collège dans tous les temps et dans tous les pays (1896)

Euphorion, Théagène, frères d'élection, faut-il que je vous aie perdus à jamais, l'un par l'inexorable mort, l'autre par l'exil impitoyable?. Mes frères par le sang, ma jeune sœur, ma mère, ne dois-je plus vous revoir?. Mon aïeul s'est éteint plein de jours.
Mais toi, Nicias, père bien-aimé, tu as péri en défendant ton foyer. Et plus malheureux que toi cent fois, c'est sur la terre étrangère que ton misérable fils traîne le fardeau de l'existence !.
Proas s'interrompit un moment, accablé par ses douloureux souvenirs. Son élève Amyntas entoura affectueusement de ses bras le cou de l'exilé.
Source : Gallica

Portrait de André Laurie André Laurie La Vie de collège dans tous les temps et dans tous les pays (1896)

Euphorion rit de bon cœur et nous rions avec lui.
« Je ne vois pas ce qu'il y là de si amusant, fait Ménécrate d'un air piqué. Mais vous riez d'un rien, comme des enfants ou des villageois. »
Je constate avec regret que mon condisciple, à mesure qu'il se familiarise à la maison, est de moins en moins poli à l'égard de ma mère, mon aïeul ou Glycère. Devant mon père, il tremble et se fait tout petit; mais, dès qu'il est seu avec les femmes ou le vieillard, il se montre arrogant et peu respectueux. Il est dur envers les enfants, cruel aux animaux; plus je le vois, moins je l'aime.
Source : Gallica

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