Société populaire et montagnarde de Provins

Définition et enjeux

Justin Bellanger Les jacobins peints par eux-mêmes… (1908)

Un incident assez curieux se produit à cette séance et donne la mesure du gâchis dans lequel on patauge. Les membres de la Société populaire provinoise, qui jouent à la Convention nationale, ne se bornent pas à imiter de celle-ci les intempérances de langage, ils la singent encore dans ses luttes intestines et dans ses déchirements haineux et implacables. Une véritable conspiration est ourdie dans son sein.
Un parti a médité la ruine de l'autre, et, pour se débarrasser de lui, ne trouve pas d'autre procédé que le procédé en usage entre Girondins et Montagnards.
Source : Gallica

Justin Bellanger Les jacobins peints par eux-mêmes… (1908)

Le citoyen Camus ne ménage pas les louanges à l'adresse des Provinois. Il les félicite d'avoir, cédant à des exhortations successives, rallumé chez eux le foyer du sans-culottisme prêt à s'éteindre, de s'être élevés à la hauteur des événements, de s'être comportés en vrais républicains ennemis du modérantisme et dévoués à la cause de la défense nationale. Il proclame que le district de Provins a fait preuve du plus louable dévouement en se conformant strictement aux ordres du comité de sûreté générale pour l'alimentation de Paris.
Source : Gallica

Justin Bellanger Les jacobins peints par eux-mêmes… (1908)

Et qui de nous ne se sentirait porté à une grande indulgence à son égard, en songeant à l'éloquence patriotique avec laquelle il pulvérise les puériles billevesées du curé Colbault !
Le citoyen Dubouchet avait été envoyé en mission à Provins pour y rallumer l'ardeur républicaine un peu attiédie. Il peut se vanter, en s'éloignant de la ville, d'avoir admirablement rempli son mandat. La Société populaire, notamment, voit s'ouvrir pour elle, après son départ, une période de fièvre révolutionnaire et montagnarde d'une intensité nouvelle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature