Abraham Gotthelf Kästner

Élements biographiques

Portrait de Abraham Gotthelf Kästner Abraham Gotthelf Kästner Histoire et aventures du baron de Münchhausen (1840)

Il n'y avait pas moyen de nous reculer assez vite pour nous mettre hors de sa portée. Il fit un bond, se jeta devant nous, et prit notre bâtiment, qui allait toutes voiles déployées, entre ses énormes mâchoires dont chaque dent paraissait, à côté de notre grand mât, un arbre à côté d'un brin d'herbe.
Après que nous eûmes passé quelque temps dans sa gueule, il avala une masse prodigieuse d'eau.
Le navire suivit le courant irrésistible, comme vous
pouvez bien vous l'imaginer, et en un instant nous nous trouvâmes dans l'estomac de l'animal.
Source : Gallica

Portrait de Abraham Gotthelf Kästner Abraham Gotthelf Kästner Histoire et aventures du baron de Münchhausen (1840)

Je n'avais pas d'autre arme que cette fronde, avec laquelle je lui jetai deux pierres si bien adressées que je lui crevai les deux yeux. Après cela, je me plaçai sur le dos du monstre et le dirigea vers la mer. Cela ne fut guère difficile; car dès le moment qu'il eut perdu la vue, il se laissa dompter comme un enfant. Je lui passai ma fronde dans la bouche en guise de bride et le poussai sans la moindre difficulté à travers l'Océan.
En moins de trois heures nous atteignîmes le rivage
opposé, éloigné de trente lieues environ de l'endroit que nous venions de quitter.
Source : Gallica

Portrait de Abraham Gotthelf Kästner Abraham Gotthelf Kästner Histoire et aventures du baron de Münchhausen (1840)

Mais, avec mon sang-froid ordinaire, je tirai au même instant mon couteau, — le voici, messieurs, - et, saisissant la patte
gauche de l'ours, lui coupai net trois doigts. Alors
il me lâcha aussitôt et se mit à hurler d'une manière épouvantable. Je profitai de ce moment pour relever mon fusil de terre, et je l'ajustai si bien que mon ennemi tomba mort du coup. Il était pour toujours endormi du sommeil des morts ; mais le bruit de mon arme avait réveillé plusieurs milliers de ces animaux qui, dans une circonférence d'un demi-mille, se trouvaient endormis sur la glace.
Source : Gallica

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