Francis d' Ivernois Napoléon, administrateur et financier… (1814)

Il y a douze ans que Lucien Bonaparte, présenta à la tribune des calculs où la dépense de l'armée française, sur le pied de paix , était évaluée à 700 francs, et sur le pied de guerre, à 1000 francs par homme de tous grades et de toutes armes ; ce qui fait un million pour chaque millier d'hommes*, et un tiers en sus de ce qu'ils coûtaient sous l'ancien régime.
Source : Gallica

Francis d' Ivernois A la porte !... ou Le cri du peuple contre l'anonyme qui crie A bas la cabale… (1814)

Donc, ceux qui, comme vous, défendent Buonaparte ou veulent étouffer les cris qui s'élèvent contre lui, sont ses partisans, et mentent à leur conscience. La conséquence me paraît juste et sans réplique.
Je sens bien que nos plaintes doivent vous importuner par cela même qu'elles accusent le tyran et ses co-opérateurs ; mais ne serait-ce pas aussi parce que vous craignez qu'en nous entretenant de nos maux, celui qui a moins souffert ne prenne les sentimens de celui qui a davantage à se plaindre, et qu'enfin tous les Français, unis autour de Louis XVIII, ne laissent plus d'espoir
aux factieux?
Source : Gallica

Francis d' Ivernois Napoléon, administrateur et financier… (1814)

Puisqu'il faut perdre leur enfant, et tout conscrit est un enfant perdu , n'est-il pas moins cruel de se le voir enlever à l'entrée plutôt qu'au sortir de l'adolescence? Si l'Empereur étend jamais le bénéfice de cette anticipation sur les conscrits de son armée de terre, non point, sans doute , pour les y faire marcher avant l'âge des forces ; mais pour les y encadrer dès leur enfance, en avançant de plusieurs années l'époque du tirage et des remplacemens, il affaiblira, sous plus d'un rapport, les dommages de la conscription.
Source : Gallica

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