Louis Denayrouze,
La revanche fantastique
(1873)
“ Mais le peuple français est toujours le même. Il passe de l'abattement le plus profond à la joie la plus extrême. Les Prussiens en déroute, il avait fallu célébrer la victoire. Durant trois jours on avait chanté, crié, pavoisé les rues, illuminé les fenêtres, tiré des feux d'artifice. On eût dit que tout était fini. Le gouvernement avait bien essayé de réagir ; mais pouvait-il faire entendre raison à une population dans le délire d'un triomphe inespéré ? Et puis, tout n'était pas roses pour M. Thiers et son ministère. ”

