Louis Denayrouze

Louis Denayrouze

Résumé

Portrait de Louis Denayrouze Louis Denayrouze,  La revanche fantastique (1873)

“ Mais le peuple français est toujours le même. Il passe de l'abattement le plus profond à la joie la plus extrême. Les Prussiens en déroute, il avait fallu célébrer la victoire. Durant trois jours on avait chanté, crié, pavoisé les rues, illuminé les fenêtres, tiré des feux d'artifice. On eût dit que tout était fini.
Le gouvernement avait bien essayé de réagir ; mais pouvait-il faire entendre raison à une population dans le délire d'un triomphe inespéré ?
Et puis, tout n'était pas roses pour M. Thiers et son ministère.
”
Source : Gallica

Portrait de Louis Denayrouze Louis Denayrouze,  La revanche fantastique (1873)

“ L'Hôtel de Ville, le gouvernement, Patouillard, furent vite oubliés. Tous les regards se portèrent vers le monstre inconnu.
Tout à coup une traînée de fumée blanche sillonna l'atmosphère au-dessous de lui et une formidable explosion retentit en l'air.
« Les bombes ! Sauve qui peut ! » cria la foule, en proie à la terreur la plus vive.
Et ces hommes, naguère si audacieux, si crânes, ne songèrent plus qu'à fuir, à éviter la mort qu'il? croyaient suspendue sur leurs têtes.
”
Source : Gallica

Portrait de Louis Denayrouze Louis Denayrouze,  La revanche fantastique (1873)

“ Les gendarmes prussiens se chargèrent de rappeler tous ces braves gens à la réalité; ils firent irruption sur la place, frappant, bousculant, écrasant au besoin tout ce qui ne fuyait pas assez vite. La longue-vue fut brisée, et l'opticien, conduit à l'état-major, fut mis au cachot.
Après être demeuré assez longtemps au-dessus de la ville, l'aérostat dirigea son vol vers le fort du mont Saint-Quentin, dont la cuirasse noire ressemblait à une immense calotte sur le front d'un géant.
”
Source : Gallica

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