Louis-Siffrein-Joseph de Salamon, Mémoires inédits de l'internonce à Paris pendant la Révolution… (1890)
“ Je le cherchai des yeux dans notre petite prison, sans pouvoir le découvrir. Je me levai pour voir s'il ne serait pas dans une chambre voisine, et je m'aperçus en effet qu'il existait là un petit endroit retiré, qui servait de lieu d'aisances. L'abbé Sicart était assis sur une pierre, au milieu de cette infection. Il croyait sans doute qu'on allait revenir pour le chercher, et il n'osait pas se tenir au milieu des autres prisonniers. Moi, qui aime le courage dans un homme, je le regardai, je l'avoue, avec mépris, et lui tournai le dos, sans lui adresser la parole. ”
