Portrait de Pierre-Simon Girard Pierre-Simon Girard Observations sur la vallée d'Égypte et sur l'exhaussement séculaire du sol qui la recouvre… (1817)

C'est le Nil qui a repoussé la mer par les dépôts de limon qu'il forme à ses embouchures : des plaines autrefois submergées s'exhaussant ainsi de plus en plus par de nouvelles couches de terre, ont été mises enfin à découvert. Ce qu'il y a de certain, ajoute-t-il, c'est que l'île de Pharos, qui, du temps d'Homère, étoit à une journée de chemin du rivage d'Egypte, en fait aujourd'hui partie : non sans doute que cette île ait changé de place et se soit approchée du continent ; c'est le fleuve qui, en comblant l'espace intermédiaire, l'a jointe à la terre ferme.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Simon Girard Pierre-Simon Girard Recherches sur les eaux publiques de Paris… (1812)

Une quantité d'eau considérable, à laquelle on donne le plus grand développement possible, est le premier ornement d'une fontaine monumentale : le second se tire de la nature même des matériaux employés dans sa construction, et cette considération doit en faire proscrire tous autres matériaux que des pierres dures susceptibles de poli ; car aux causes de destruction qui agissent sur les édifices ordinaires, se joint encore, contre les fontaines, l'action de l'eau, rendue beaucoup plus puissante par les variations continuelles de la température sous notre climat.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Simon Girard Pierre-Simon Girard Observations sur la vallée d'Égypte et sur l'exhaussement séculaire du sol qui la recouvre… (1817)

Si donc il n'est point exact de dire qu'en un point déterminé de l'Egypte, le fond du lit du Nil et la plaine adjacente s'élèvent simultanément de la même quantité séculaire, il est constant que, depuis la dernière cataracte jusqu'à la mer, le fond du fleuve et le niveau des plaines qu'il submerge, se sont élevés d'une même quantité moyenne, puisque ces deux surfaces tendent sans cesse au parallélisme, et que
la nature les y ramène quand des circonstances particulières ou les travaux des hommes les en ont momentanément écartées.
Source : Gallica

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