Résumé

Achille Plumerel Carnot, 1753-1823, par Achille Plumerel… (1883)

Si avoir donné, sans une minute de défaillance, l'exemple de toutes les vertus civiques, pendant un demi siècle ; si avoir sauvé son pays de la coalition la plus formidable qui ait jamais menacé l'existence d'aucun peuple ; si lui avoir sacrifié toutes ses énergies physiques et morales, son repos, sa vie, sont des titres à la reconnaissance nationale, il n'est, dans notre longue histoire, aucun soldat qui ait mieux mérité de la patrie, aucun français qui soit plus digne que Carnot des honneurs de l'apothéose.
Source : Gallica

Achille Plumerel Carnot, 1753-1823, par Achille Plumerel… (1883)

La Convention ordonna l'impression et l'envoi à tous les départements du rapport de Carnot.
De retour à Paris quelques jours avant le prononcé de la condamnation de Louis XVI, Carnot exprima son vote eu ces termes : « Dans mon opinion, la justice veut que Louis meure, et la politique le veut également. Jamais, je l'avoue, devoir ne pesa davantage sur mon cœur que celui qui m'est imposé ; mais je pense que pour prouver mon attachement aux lois de l'égalité, pour prouver que les ambitieux ne nous effrayent pas, vous devez frapper de mort le tyran ; ja vote pour la mort. »
Source : Gallica

Achille Plumerel Carnot, 1753-1823, par Achille Plumerel… (1883)

Je suis loin de vouloir atténuer les louanges données au premier Consul ; mais quelque service qu'un citoyen ait pu rendre à sa patrie, il est des bornes que l'honneur, autant que la raison, imposent à la reconnaissance nationale. Si ce citoyen a restauré la liberté publique, s'il a opéré le salut de son pays, est-ce une récompense à lui offrir que le sacrifice de cette même liberté?
Source : Gallica

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