Résumé

Adrien Féline De l'Algérie et des moyens d'assurer son avenir… (1842)

Pendant long-temps l'Europe était peu peuplée, et les souverains se préoccupant moins du bonheur de leurs sujets que de leur propre puissance cherchaient surtout à augmenter la population en attirant les étrangers. Aujourd'hui c'est l'inverse, le bonheur est le but, la puissance n'est que le moyen, l'excès de la population fait la misère de la classe ouvrière, et la France ne veut faire de sacrifice que pour ses nationaux. Si donc on veut avoir des Français, très peu émigrans de leur nature, il faudra en accepter de pauvres et leur fournir les quatre mille francs reconnus nécessaires.
Source : Gallica

Adrien Féline De l'Algérie et des moyens d'assurer son avenir… (1842)

Depuis long-temps les personnes qui portent un vif intérêt à notre armée cherchent à combattre l'oisiveté dont elle prend l'habitude en temps de paix. Dans certains postes en Afrique l'ennui fait mourir nos troupes de nostalgie.
Avec le système proposé, plus d'oisiveté, plus d'ennui : officiers et soldats sont occupés et prennent intérêt au travail parce qu'ils en recueillent les fruits. Les résultats sont immédiats et variés. C'est le bienêtre, sous tous les formes, qu'ils poursuivent ; c'est la création avec tous ses charmes qui les préoccupe.
Source : Gallica

Adrien Féline De l'Algérie et des moyens d'assurer son avenir… (1842)

L'administration coloniale doit, comme en Europe, se préoccuper de l'individu, de la famille, de la commune. Il n'en est pas de même dans la partie où nous avons seulement à établir notre domination sur une société déjà constituée. Cette société a pour base la tribu, qui est bien la forme la plus favorable à la conquête. L'esprit de tribu tue l'esprit de nationalité, et il groupe les populations de manière à dispenser le dominateur de se préoccuper des individualités et de répondre de leur sécurité.
Source : Gallica

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