Résumé

Alfred Mousseau,  L’envers du journalisme

“ Martin jeta ce mot avec l’importance d’un homme qui sait seul tout ce qu’il signifie et il entra dans la cage de l’ascenseur. Le garçon, blasé sur les intonations diverses des centaines de personnes qu’il transportait journellement, fit tout de même la réflexion qu’il avait affaire à un étranger et que cet étranger semblait plutôt préoccupé.
Les garçons d’ascenseur, quand ils sont intelligents, sont des observateurs, des philosophes au petit pied. Ils voient tant de monde, ils ont tant d’occasions d’étudier la nature humaine qu’ils ne peuvent s’empêcher de se livrer un peu à cette étude.
”
Source : Wikisource

Alfred Mousseau,  L’envers du journalisme

“ Martin apprenait donc, dans ses rapports journaliers avec ceux qu’il était appelé à rencontrer, une foule de choses qu’il n’avait jamais lues dans les auteurs, dont ses professeurs ne lui avaient jamais parlé et qu’il n’aurait pas crues vraies s’il ne les avait vues et s’il n’avait constaté par lui-même qu’elles constituent après tout, le plus clair de l’existence humaine et de la vie sociale.
Il apprenait que la bonté se rencontre quelquefois, mais que la méchanceté et l’égoïsme sont les mobiles les plus fréquents des actes humains et que les gens sans scrupule occupent le haut du pavé.
”
Source : Wikisource

Alfred Mousseau,  L’envers du journalisme

“ Si celui qui ouvre les yeux sur des horizons nouveaux et qui s’initie à ce qu’on lui a caché ou représenté sous un jour inexact est, comme Martin l’était, placé à un poste d’où il peut observer et analyser les manifestations de la vie sociale ; s’il est en contact avec mille individus divers, qu’il voit en mille attitudes diverses et dans mille circonstances différentes, son émerveillement est grand de lire ainsi, à livre ouvert, le livre à la fois attachant, répugnant et fascinant de la vie. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature