Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Les confidences (Nouvelle édition… (1926)

Douze ans plus tard je revins à Naples. Je cherchai ses traces. Il n'y en avait plus ni à la Margellina ni à Procida. La petite maison sur la falaise de l'île était tombée en ruine. Elle n'offrait plus qu'un monceau de pierres grises au-dessus d'un cellier où les chevriers abritaient leurs chèvres pendant les pluies. Le temps efface vite sur la terre, mais il n'efface jamais les traces d'un premier amour dans le coeur qu'il a traversé.
Pauvre Graziella ! Bien des jours ont passé depuis ces jours. J'ai aimé, j'ai été aimé. D'autres rayons de beauté et de tendresse ont illuminé ma sombre route.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Les confidences (Nouvelle édition… (1882)

« Comment, lui dis-je, c'est toi, Graziella ? Oh ! qui est-ce qui aurait jamais reconnu la belle Procitane dans cette poupée de Paris? Allons donc, continuai-je un peu rudement, n'as-tu pas honte de défigurer ainsi ce que Dieu a fait si charmant sous son costume naturel? Tu auras beau faire, va! tu ne seras jamais qu'une fille des vagues au pied marin et coiffée par les rayons de ton beau ciel. Il faut t'y résigner et en remercier Dieu. Ces plumes de l'oiseau de cage ne s'adapteront jamais bien à l'hirondelle de mer. »
Ce mot la perça jusqu'au coeur.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Les confidences (Nouvelle édition… (1882)

GRAZIELLA.
tous nos places ordinaires sur l'astrico , je rouvris le livre et j'achevai la lecture au milieu des sanglots. Père, mère, enfants, mon ami, moi-même, tous participaient à l'émotion générale. Le son morne et grave de ma voix se pliait, à mon insu, à la tristesse des aventures et à la gravité des paroles. Elles semblaient, à la fin du récit, venir de loin et tomber de haut dans l'âme avec l'accent creux d'une poitrine vide où le coeur ne bat plus et qui ne participe plus aux choses de la terre que par la tristesse, la religion et le souvenir.
Source : Gallica

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