Alphonse de Lamartine,
Les confidences (Nouvelle édition…
(1926)
“ Douze ans plus tard je revins à Naples. Je cherchai ses traces. Il n'y en avait plus ni à la Margellina ni à Procida. La petite maison sur la falaise de l'île était tombée en ruine. Elle n'offrait plus qu'un monceau de pierres grises au-dessus d'un cellier où les chevriers abritaient leurs chèvres pendant les pluies. Le temps efface vite sur la terre, mais il n'efface jamais les traces d'un premier amour dans le coeur qu'il a traversé. Pauvre Graziella ! Bien des jours ont passé depuis ces jours. J'ai aimé, j'ai été aimé. D'autres rayons de beauté et de tendresse ont illuminé ma sombre route. ”
