Résumé

André Semal Des clauses d'emploi et de remploi en matière de valeurs mobilières… (1936)

La clause d'emploi et de remploi restreint au contraire les pouvoirs du mari.
La femme apporte-t-elle des espèces en mariage, c'est toujours le mari qui les encaisse, mais il est obligé de les placer de la manière stipulée au contrat ; et l'objet de ce placement devenu propre lui-même puisque subrogé à un propre ne peut être aliéné sans encore être remployé.
Un immeuble propre est-il vendu, des obligations, des actions sont-elles négociées ou remboursées, des droits de souscription sont-ils cédés, que leur valeur ne se confondra pas à la communauté.
Source : Gallica

André Semal Des clauses d'emploi et de remploi en matière de valeurs mobilières… (1936)

De l'existence de cette responsabilité contractuelle qui rend le mari responsable de toute faute dans l'exécution du remploi, on peut inférer que l'obligation qui pèse sur lui est la plus rigoureuse qui puisse peser sur les personnes tenues au remploi, c'est-à-dire qu'il ne sera libéré qu'autant que le remploi sera matériellement effectué, valable, utile, suffisant. Nous aurons en effet à voir qu'il peut y avoir des nuances dans l'obligation de remploi et que l'on peut être tenu à veiller à la matérialité du remploi et non à sa validité ou à son utilité.
Source : Gallica

André Semal Des clauses d'emploi et de remploi en matière de valeurs mobilières… (1936)

Contrairement à ce qui se passe dans le régime de communauté, la subrogation réelle par suite de l'emploi ou du remploi ne se produit pas de plein droit et sous la seule condition d'observer les formes prescrites par les articles 1434 et 1435 du Code civil.
Les époux ne peuvent pas user à leur volonté des règles du remploi pour faire conserver le caractère dotal à un bien acquis de deniers dotaux.
La subrogation réelle ne se produit qu'autant que le remploi est rendu obligatoire soit par la loi soit par les conventions matrimoniales des époux.
Source : Gallica

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