Résumé

Charles-Louis Julliot Traité-formulaire des titres nominatifs et des certificats de propriété… (1931)

Le mari pourrait-il, de son propre chef, procéder à la souscription, sans que sa femme y intervienne? Comme il s'agit ici de biens propres de la femme, le mari — on le sait — n'a pas sur ces biens les pouvoirs étendus qu'il possède légalement sur les biens communs; il n'est qu'un simple administrateur; a priori, par conséquent, la souscription, qui dépasse la simple administration, doit lui être refusée, à moins qu'il n'agisse en vertu d'un pouvoir donné par la femme.
Source : Gallica

Charles-Louis Julliot Traité-formulaire des titres nominatifs et des certificats de propriété… (1931)

Signalons à ce sujet que la jurisprudence admet que le legs de l'usufruit de tous les biens est un legs à titre universel, ce qui n'est pas logique, puisque l'usufruitier de la totalité des biens ne reçoit pas une quote-part, n'est pas à proprement parler dans l'indivision avec d'autres légataires ou héritiers. La doctrine proteste en général contre cette conception de la jurisprudence et nous croyons sa conception plus sûre; les dispositions en usufruit ne sont jamais que des disposition à titre particulier.
Source : Gallica

Charles-Louis Julliot Traité-formulaire des titres nominatifs et des certificats de propriété… (1931)

Lorsqu'un testateur, qui décède sans laisser d'héritiers réservataires, a institué un légataire universel par testament olographe ou mystique et, en même temps, à exhérédé tous ses héritiers, faut-il toujours procéder à un envoi en possession au profit du légataire universel? Ou bien peut-on considérer que l'exhérédation ayant supprimé la dévolution de la succession ab intestat, l'héritier exhérédé a perdu la saisine qu'il tient de l'article 724 et ne peut, par conséquent, pas procéder à la délivrance des biens successoraux, ni prêter son concours à l'exécution du testament?
Source : Gallica

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