Résumé

Anonyme Le livre des petits enfants

« Courage, mon fils, dit Angus, nous serons bientôt chez nous. — Mon Père, dit Kennet effrayé, nous ne sommes plus dans le bon chemin ; prenez garde à vous... » et au même instant un grand cri se fit entendre, et Angus pensa bien que son fils était tombé au fond du précipice... Il l’appela, mais il n’entendit plus rien...
Vous jugez, mes chers amis, du désespoir de ce pauvre père. Cependant il se rappela encore ces paroles consolantes : Dieu vient toujours à notre secours quand nous sommes malheureux, et il pensa que ce bon Dieu ne l’abandonnerait pas dans cet affreux moment.
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Anonyme Le livre des petits enfants

C’est donc ce bon Père, dit-il, qui a veillé sur moi ; c’est lui qui m’a conduit dans la cabane de Bugnane, c’est lui qui m’a empêché de le suivre et d’être dévoré par les Cannibales ; c’est lui encore qui m’a gardé contre les hyènes et les tigres dans la caverne où je me suis réfugié. Qu’ai-je fait pour être tant aimé de lui ? Rien du tout ! et j’ai été sauvé comme un épi qui serait resté seul au milieu d’un champ que la grêle aurait détruit. Si je vis, ma vie est un miracle ; je vis, parce que Dieu a dit : Moïse vivra...
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Anonyme Le livre des petits enfants

On voit à Paris, près du palais du Roi Louis-Philippe, la boutique d’un brave Cordonnier, qui a un petit garçon de quatre ans, nommé Paulin, bon, aimable et fort obéissant ; aussi son père l’aime de tout son cœur. Jugez de son chagrin, quand il s’aperçut tout d’un coup que son fils avait disparu : comme Paulin ne quittait jamais la maison sans lui, il pensa qu’on le lui avait pris, et il en fut bien affligé. Cependant il espérait toujours que Dieu aurait pitié de lui, et lui rendrait son cher enfant.
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