Résumé

Arthur Dubois Autour de Mouzaïa : notes de voyage (1894)

La nuit, ah ! la nuit ! quelle sarabande ! Elle s'ennuie, la pauvre Fatma du Bou-Zéhar, elle regrette ses compagnes et les buissons des bords du Chélif. Elle saute à enfoncer porte et muraille. Elle pleure à sa façon, en poussant des gémissements prolongés qui réveillent les voisines.
Et puis, c'est qu'elle est loin, fort loin, de rester inodore, notre Fatma. Dans la cour de la ferme, passait encore. Dans la maison, pouah ! La propriétaire
montre des dents, aussi blanches que celles de sa locataire improvisée, mais plus mordantes, certes.
Source : Gallica

Arthur Dubois Autour de Mouzaïa : notes de voyage (1894)

BLIDAH, LA VILLE-DES-ROSES, n'a plus autant de rosiers qu'autrefois : les orangers en prennent aujourd'hui la place; mais l'atmosphère n'en est pas moins embaumée, et ce pays, où fleurit si bien l'oranger, n'est pas indigne de sa gracieuse réputation.
Au dehors des murailles, ce ne sont que massifs de verdure et de fleurs, dominés par les oliviers séculaires du Bois-Sacré, dont les souches vénérées portent encore les marques laissées par la mitraille, au jour de la conquête.
Source : Gallica

Arthur Dubois Autour de Mouzaïa : notes de voyage (1894)

Le temps de la conquête est bien loin déjà dans l'Histoire, et d'immenses vignes, chargées d'énormes grappes, couvrent tout l'emplacement de nos premières victoires.
Nous mettons pied à terre au petit village de STAOUÉU. J'y tombe juste sur un Algérien qui, l'année dernière, voyageait, dans la même chambrée que moi, sur le paquebot d'Alger à Tunis ; il nous guide à travers champs par un verdoyant sentier.
Source : Gallica

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