Charles Desprez

Résumé

Charles Desprez Tipasa, itinéraire humoristique… (1875)

La mer étincefait au bas de la montagne assombrie. L'air était calme et la température délicieuse. Rien qui troublât la solitude, rien même qui rappelât l'homme et la civilisation. Partout des rochers sauvages et des frondescences vierges. Pas un vestige de chemin, d'habitation, de culture, pas une trace sur le sable. Telle dut être la scène que trouva Robinson en abordant son île.
La petite plage du port m'avait inspiré quelque crainte; celle du Nador, qui s'étend de la montagne de sable aux pentes du Chenoua, l'espace de plusieurs kilomètres, me séduisit.
Source : Gallica

Charles Desprez Tipasa, itinéraire humoristique… (1875)

A mon retour, j'ai beaucoup parlé de Tipasa. J'en étais plein. « Baruch, avez-vous lu Baruch? » J'ai vanté ses ruines, ses sites, son climat, car il n'est, paraît-il, sur cet heureux rivage, ni siroco ni frimas. L'hiver y est doux, l'été frais. Chacun alors de s'écrier : « Je tiens mon paradis! Les maisons sont-elles chères ? — De trois à cinq cents francs les plus belles. — Et la terre ? — Excellente. — Décidément, je pars, je me fais Tipasien. »
Source : Gallica

Charles Desprez Tipasa, itinéraire humoristique… (1875)

Il est permis de le croire. Cette hypothèse, toutefois, ne résout pas la question. Comment finit Tipasa ? S'éteignit-elle lentement, à mesure que disparaissaient, emportées par le temps ou par des accidents, les causes de son existence; ou bien expira-t-elle brusquement, saccagée par un conquérant ou renversée par un tremblement de terre?
Ce mystère, et l'espoir de l'expliquer un jour, ne sont pas, aux yeux du savant, du penseur et même du simple touriste, le moindre attrait de Tipasa.
Source : Gallica

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