Résumé

Bibliothèque nationale Prosper Mérimée : exposition organisée pour commémorer le cent cinquantième anniversaire de sa naissance… (1953)

Maurice Tourneux assurait déjà que le recueil des lettres de
VI PROSPER MERIMEE
Mérimée serait pour le XIXe siècle ce que la correspondance de Voltaire représente pour le XVIIIe. Nous y voyons une source d'informations confidentielles et de jugements lucides. Elle permet en tout cas de tracer dans sa vérité le portrait de l'homme, fidèle dans ses amitiés, plein de bonté et de générosité. On le savait homme d'esprit, mais on ne lui accordait pas volontiers cette « âme trop tendre », cette « sensibilité trop expansive » qu'il a prêtées au héros de sa nouvelle le Vase étrusque.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Prosper Mérimée : exposition organisée pour commémorer le cent cinquantième anniversaire de sa naissance… (1953)

Trente-cinq ans après la mort de Jacquemont, à l'occasion de la publication de la Correspondance inédite du naturaliste, à laquelle il a mis tous ses soins, Mérimée écrivait à Lenormant (Cannes, 22 décembre 1867) : « Victor Jacquemont est un des hommes les plus remarquables que j'aie rencontrés, celui qui me représentait le mieux le stoïcien grec, aimable avec cela et plein de gaîté et de grâce. Je pense toujours à lui lorsque je me trouve dans quelque situation difficile et au conseil qu'il pourrait me donner. »
Sur ce portrait, le ruban de la Légion d'honneur a été ajouté après coup.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Prosper Mérimée : exposition organisée pour commémorer le cent cinquantième anniversaire de sa naissance… (1953)

II
1825-1833 LE COMTE GAZUL
«Années de plaisir et de flâneries » : encore qu'incomplète, la définition ne sied pas mal à cette période qui va des véritables débuts littéraires de Mérimée à sa nomination d'inspecteur des monuments historiques. Luimême il avouera plus tard — avec la secrète joie de scandaliser— qu'il mena un temps la vie d'un « vaurien ». Ses lettres à Stendhal et à Sutton Sharpe montrent assez que ce n'est pas là vantardise. Au surplus jamais il ne renonça à cette liberté de moeurs : ses lettres à Requien, à Estebanez Calderon, à Panizzi, à bien d'autres, en témoigneront.
Source : Gallica

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