Carlo Sforza,
Les frères ennemis (l'Europe d'après guerre…
(1933)
“ Pas une nation, à la vérité, n'avait au même degré que l'italienne atteint ses suprêmes buts de guerre; ni la France qui, dans une Europe sans vraie paix, aurait toujours à craindre un formidable voisinage à l'Est; ni la Grande-Bretagne qui perdait définitivement sa séculaire suprématie navale. L'Italie, par contre, avait gagné un seul avantage peut-être, mais inestimable : la disparition de l'Autriche, ce qui lui donnait du coup la liberté d'action pour l'avenir, délivrée qu'elle était du tragique dilemme : ou alliée ou ennemie de la monarchie des Habsbourg. ”
