Résumé

Charles Dejob Le Réveil de l'opinion dans l'Université sous le second Empire… (1914)

La rapide élévation qui en deux ans l'avait porté d'une chaire de lycée, que dis-je? d'une demi-disgrâce, à la rue de Grenelle, le goût que l'Empereur avait pour sa personne, le firent trop souvent parler et agir comme un homme qui trouve tout à faire et qui fera tout. Encore une fois, ce n'était pas orgueil, et Rouland ne s'y trompa pas, du moins le jour où il se prononça vigoureusement pour lui au Sénat. Néanmoins Duruy, comme diraient les Italiens, mit trop de viande sur le feu ; il n'entama pas tout à la fois, mais il entama trop de choses en six ans.
Source : Gallica

Charles Dejob Le Réveil de l'opinion dans l'Université sous le second Empire… (1914)

Au contraire, dans le cercle des obligations professionnelles et des relations des maîtres entre eux, la Revue de l'Instruction publique et aussi le Journal général me paraissent irréprochables; on les voit animés d'un esprit de concorde- et de bonne volonté. Ni les maîtres ne marchandent leur peine, ni les divers ordres d'enseignement ne se dénigrent les uns les autres. Sauf en un petit nombre de pages qu'inspire la reconnaissance envers les bailleurs de fonds, l'on n'aperçoit ni sectaires, ni meneurs; les intérêts de l'enseignement, la dignité de la corporation parlent seuls.
Source : Gallica

Charles Dejob Le Réveil de l'opinion dans l'Université sous le second Empire… (1914)

Duruy était un enthousiaste : de là, sa faiblesse en même temps que sa force; il s'imaginait que si l'enseignement populaire était gratuit on du moins à très bon marché, il en résulterait pour la richesse et la morale de la France un magnifique développement ; il croyait que l'instruction obligatoire ferait jaillir le génie, transformerait le monde, sauverait les nations écrasées sous le poids d'une société dédaigneuse ou indifférente3.
Source : Gallica

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