Résumé

Charles Fuster Provence au coeur secret. Nouvelle édition (1928)

Hameaux de la Basse-Provence, Dans les mûriers, dans un argent D'olivette, et la connivence Rieuse de tout l'indulgent... Et vous, les résignés d'avance A n'être aimés que de très loin, Hameaux de la Haute-Provence, Votre lavande à chaque coin...
Plus qu'Horace
I
Si vous avez un nid, ce nid fût-il immense,
— Pays que votre coeur, depuis toujours, rêvait, — Tenez-vous-en au nid que vous vous êtes fait,
Et de plus, tout autour, ménagez du silence...
Où persiste un mystère, un bonheur vrai commence.
Source : Gallica

Charles Fuster Provence au coeur secret. Nouvelle édition (1928)

Mais souvent je reviens en rêve Sur la place de Gonfaron.
OÙ il bat...
Dire que, de Toulon jusqu'à Saint-Raphaël,
On va, sans déguster cet air sec et sapide,
Brûlant l'exquis comme on traverserait du vide ! Passer, sans voir, auprès d'un coeur, que c'est cruel !
La vie, hélas ! tient dans ce geste habituel.
Le coeur vrai n'ayant pas d'offres qu'il vous dévide, On l'ignore... Ainsi les voyageurs du rapide Gagnent peut-être une heure, et se privent d'un ciel.
Mais non. Le ciel qu'est la Provence intérieure, Ce ciel à parcourir leur prendrait plus d'une heure. Tant de nuances!
Source : Gallica

Charles Fuster Provence au coeur secret. Nouvelle édition (1928)

Je sais très bien quelle place est la mienne.
Trouver ce coeur fut bonheur réservé A qui longtemps sur l'histoire a rêvé;
L'instinct d'amour compléta l'atmosphère.
A l'âge où l'homme est l'ouvrage achevé,
D'un beau désir on marcha soulevé :
Le coeur qu'on cherche, ah ! c'est la grande affaire!
Le plus chéri de tant de coeurs battants,
Dans la Provence, encore un peu romaine,
Où donc est-il ? Des chemins hésitants,
Hésitants presque autant qu'une âme humaine,
S'ouvrent. Dans du bleu cru l'on se promène.
Source : Gallica

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