Charles Guérin

Charles Guérin

Résumé

Portrait de Charles Guérin Charles Guérin Ajaccio, station d'hiver (1883)

En arrière d'Ajaccio et sur la côte orientale, les crêtes des montagnes s'abaissent par gradins et s'arrêtent brusquement à Capo di Muro. Des pêcheurs tirent sur la plage les filets qu'ils ont jetés au loin, piquent de leur roseau fendu en forme de trident les oursins qui roulent sur le sable fin ou détachent les arapèdes collés aux rochers à fleur d'eau. Plus loin, les vaisseaux manœuvrent pour entrer dans le golfe ou gagner la haute mer.
Source : Gallica

Portrait de Charles Guérin Charles Guérin Ajaccio, station d'hiver (1883)

Si le temps le permet, il est facile d'aller dans la matinée aux Lavezzi et de reconnaître en revenant, la brèche qui s'élargit lentement et menace l'existence de Bonifacio.
Presque à l'entrée du port, la mer a fait le même travail et percé dans le rocher des grottes peut-être uniques au monde.
Le flot recouvre un sable fin d'une admirable blancheur; des
stalactites descendent de la voûte eu gigantesques colonnes dont le piédestal enfoncé dans l'eau est tapissé d'huîtres innombrables d'une délicieuse saveur.
Source : Gallica

Portrait de Charles Guérin Charles Guérin Ajaccio, station d'hiver (1883)

Loin de fatiguer la vue, elles semblent lui imprimer une force nouvelle en lui donnant, comme moyen de repos, le spectacle toujours changeant de la mer, la claire verdure des plages et la nuance plus sombre des makis qui jettent sur les montagnes leur tapis de velours troué çà et là par des essais de culture. Pendant les longues soirées d'hiver, les pâles rayons de la lune et les vives irradiations des étoiles rendent encore plus sensible la délicieuse transparence de l'air.
Source : Gallica

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