Charles de Batz-Trenquelléon

Résumé

Charles de Batz-Trenquelléon Lois de sûreté générale : 1820-1858… (1864)

Mais les esprits graves savent bien que lorsque la société est compromise, les libertés individuelles disparaissent bientôt avec la liberté publique. Aussi ne s'affectent-ils ni des accusations, ni des menaces, et, convaincus que, dans l'impuissance des lois ordinaires, il est sage de donner à l'autorité un pouvoir plus protecteur, ils n'hésiteront pas à voter une loi qui, au fond, n'a d'autre but que de mieux défendre la liberté de tous contre la violence et les attentats de quelques-uns.
Source : Gallica

Charles de Batz-Trenquelléon Lois de sûreté générale : 1820-1858… (1864)

Or, voici le texte de l'amendement : « La loi de sûreté générale et les lois qui l'entourent détruisent la liberté individuelle : nous en réclamons l'abrogation. » MM. Ernest Picard et Jules Favre ont soutenu cet amendement. Leurs discours sont dans la mémoire de tous ceux qui se préoccupent de la liberté individuelle, et ils ne manquent ni de fermeté ni de logique. Mais qu'on en rapproche les accents des violentes philippiques de 1820, et l'on verra que, cette fois encore, l'opposition vient à l'appui de notre thèse sur les étranges variations de l'esprit public.
Source : Gallica

Charles de Batz-Trenquelléon Lois de sûreté générale : 1820-1858… (1864)

La discussion s'ouvre par un discours de M. Lagraverend. Cet orateur repousse le projet de loi, —nous prions le lecteur d'en avoir le texte présent à l'esprit,— pour plusieurs motifs : le projet est inconstitutionnel, grand mot dont l'opposition abusait sous la Restauration, comme on abuse aujourd'hui, dans une autre sphère, du mot constitutionnel; le projet porte une atteinte formelle à la liberté individuelle; il est inutile; enfin, il est dangereux, parce qu'il consacre et favorise l'arbitraire.
Source : Gallica

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