Résumé

Collectif Mémoires de la Société des lettres…

La première partie du moyen-âge est pour nous pleine d’obscurité, mais nous savons que l’influence bienfaisante des comtes de Toulouse se fait sentir au XIIe siècle. Dans ce temps de paix, le sol est partout fouillé ; Villefranche est bâtie ; l’argent et le cuivre que produisent ses environs y sont fondus et frappés en monnaies au coin des rois de France ; l’usage des ustensiles en cuivre s’étend de tous côtés, la fabrication de ces objets se développe dans cette nouvelle ville, au point qu’au siècle dernier elle atteint un degré de prospérité qu’elle ne verra plus.
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Collectif Mémoires de la Société des lettres…

Les religieux de Loc-Dieu ont été les premiers, dans cette partie du Bas-Rouergue, qui aient défriché des terres, établi des fermes-modèles et aient enseigné par leur exemple l’agriculture aux paysans. Ces moines n’étaient pas seulement des hommes de prière et de contemplation, ils étaient encore des ouvriers rudes à la peine et au travail des champs. Ils voulaient que leur terre suffît, non seulement à leur nourriture et à leur entretien, mais ils désiraient encore pouvoir secourir tant de pauvres malheureux qui chaque jour venaient demander du pain à la porte du monastère.
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Avant l’ordonnance de François Ier donnée à Villers-Coterets au mois d’août 1539, le latin et le patois régnaient en souverains dans le Rouergue. Ce n’est pas toutefois qu’on usât indifféremment de l’un et de l’autre. Il est, en effet, facile de constater que les notaires et les gens de robe traitant des affaires purement civiles [1] , se servaient plus volontiers du latin ; tandis qu’il est très rare d’en observer l’emploi dans les hôtels de ville, où les discussions entre personnes dont plusieurs ne savaient pas un mot de français, avaient constamment lieu dans l’idiome vulgaire.
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