Résumé

Edmond Demolins,  Aux ouvriers et aux paysans. Les Vieilles libertés nationales… (1874)

“ La commune n'est donc pas la municipalité, l'une contient l'autre, mais l'une n'est pas l'autre. Les communes s'unissent souvent entre elles contre les seigneurs, sans cesse appelant le roi à leur secours, sans cesse prêtes à courir au sien et à lui fournir contre eux des milices et de l'argent. Le roi le sait bien; les bourgeois sont beaucoup plus royalistes que les nobles ; aussi il les aime plus, il va dîner, souper chez eux ; y faire le compère ; enfin, voulant, autant qu'il le peut, être bourgeois, il signe sur le registre de la grande confrérie des bourgeois. ”
Source : Gallica

Edmond Demolins,  Aux ouvriers et aux paysans. Les Vieilles libertés nationales… (1874)

“ Bientôt les cloches de la cité sonnent à toute volée, c'est le cortége royal qui approche ; le Roi est en tête. Arrivé sur le seuil de la porte, il descend de cheval, salue l'évêque et les échevins, et, s'avançant vers le pupitre, prête serment à haute voix de maintenir à perpétuité, lui et ses successeurs, la charte qui a été octroyée à sa bonne ville de Soissons; il jure de conserver ses bons et fidèles bourgeois en leurs droits, coutumes et franchises. ”
Source : Gallica

Edmond Demolins,  Aux ouvriers et aux paysans. Les Vieilles libertés nationales… (1874)

“ Il y a des villes où les bourgeois sont appelés sire, comme à Narbonne : il y en a où ils portent l'épée; il y en a où ils portent les épérons dorés, comme à Marseille ; il y en a où ils chassent, même à la bête rousse; il y en a où les bourgeois nomment et font les nobles, et à la Rochelle le roi prête serment à genoux devant les bourgeois.
Je suis convaincu qu'en France il n'y a pas de ville qui n'ait des priviléges, et que parmi ces priviléges il en est toujours quelques-uns qui lui sont particuliers
”
Source : Gallica

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