Résumé

F. F. C. Revue des Deux Mondes

Lizinka s’inspira de cette méthode de son maître, et c’est le seul emprunt qu’elle ait trouvé à lui faire, mais elle eut le goût d’en éviter l’excès. Elle varia les tons de sa couleur suivant la complexion de ses figures, elle serra son modelé avec une délicatesse extrême. Personne ne connut mieux qu’elle la charpente d’une tête humaine : la chair eut la souplesse qui lui est propre, les cheveux eurent le moelleux de la nature, et les yeux, unissant la finesse au fini, deux qualités, si distinctes dans l’art, peignirent la pensée du modèle.
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L’un des caractères les plus remarquables du talent de Mme de Mirbel, c’est qu’elle oubliait tout système quand elle se mettait à l’œuvre, c’est qu’elle arrivait sans manière devant la nature, c’est qu’elle cherchait à la prendre sur le fait, et se livrait au bonheur de l’inspiration. Comme elle l’a dit elle-même dans un écrit élégant et plein de sens, où elle appréciait son art comme elle le traitait : « La nature est assez féconde en effets variés pour offrir au peintre habile les moyens de faire valoir ses figures sans s’écarter du vrai. »
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M. Cavelier, au contraire, talent du reste éminemment plastique, possède le style qui s’applique aux sujets d’imagination, et sait s’élever à ces régions suprêmes de l’invention et de l’idéal où ne respirent que les fortes intelligences La nue imitation, la vérité vraie, dit tout du premier mot et n’a plus rien à dire ; la vérité poétiquement interprétée a, chaque fois qu’on la contemple, des révélations nouvelles. Aussi l’œil et le cœur sont-ils invinciblement rappelés vers cette statue de Pénélope, l’une des plus belles œuvres de l’école française moderne.
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