Résumé

Fouqué Revue des Deux Mondes T.92, 1871

Comment imaginer que la force qui agit dans l’altération spontanée de la fange d’un bourbier soit essentiellement identique dans son principe à la puissance immense qui fait éclater le sol au moment des éruptions et en projette les débris dans les airs, qui lance jusqu’aux nuages d’épaisses colonnes d’eau vaporisée, et qui vomit des fleuves de lave incandescente arrachée aux entrailles de la terre ?
Source : Wikisource

Fouqué Revue des Deux Mondes T.92, 1871

Dans le milieu se trouvait une sorte de bourrelet volumineux soulevé en forme de crête ; sur l’emplacement des autres saillies, le sol s’était pour ainsi dire nivelé. Nul dégagement gazeux ne se produisait à la surface de l’amas ; mais tout alentour de nombreuses bulles de gaz s’échappaient du sein d’une boue demi-fluide formant çà et là de petites mares salées dont l’approche n’était pas sans danger, car en plusieurs points l’argile du terrain, desséchée et durcie par l’évaporation, ne constituait qu’une couche mince recouvrant un amas boueux de profondeur inconnue.
Source : Wikisource

Fouqué Revue des Deux Mondes T.92, 1871

Imaginons que la chaleur d’un dégagement gazeux semblable soit encore plus marquée, et que la proportion d’acide carbonique qui s’y observe augmente en même temps, supposons en outre que l’hydrogène libre y fasse son apparition, nous arriverons bientôt à nous représenter une effluve de gaz qui aura tous les caractères d’un suffione. Or une pareille idée n’est pas une pure hypothèse ; on connaît des sources thermales d’où se dégagent des mélanges gazeux à élémens combustibles doués d’une plus haute température et plus riches en acide carbonique que ceux de Porretta.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature