François-Maximilien Bibaud

Résumé

François-Maximilien Bibaud Deux pages de l’histoire d’Amérique

Aujourd’hui, en Europe, il n’y a pas qu’un empire ; il y a la France, la Russie, l’Angleterre, l’Autriche, la Prusse, sans parler de l’Espagne et de la Turquie, qu’on dirait n’exister plus que de nom. Leur crainte mutuelle, leur intérêt commun est la sauvegarde des petites puissances. L’Europe est si fortement constituée depuis le traité de Westphalie, que Napoléon lui-même, qui était sans doute l’ennemi de l’équilibre, puisqu’il rêvait la monarchie universelle, n’a pu faire disparaître perpétuellement même le plus petit royaume.
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François-Maximilien Bibaud Deux pages de l’histoire d’Amérique

SUR LE DROIT DES GENS. Tout le monde ne pourrait pas nous définir rigoureusement ce que c’est que le droit des gens ; mais tout le monde conçoit, je pense, que c’est la morale dans les hautes régions des sociétés humaines, le point d’honneur entre nations. Si ce n’est pas là une définition du droit des gens, c’en est au moins une description bien sentie ; je crois que c’est l’idée que s’en font tous les hommes intelligens.
Si nous voulons cette définition rigoureuse, il y a à noter que les modernes ne définissent pas le droit des gens tout à fait comme le fesaient les Romains.
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François-Maximilien Bibaud Deux pages de l’histoire d’Amérique

Les Incas tinrent dans un parfait équilibre parce qu’ils n’admirent point les conventions. Cela en est si vrai que Locke nous dit, dans son traité du gouvernement, que les hommes se sont tacitement soumis à l’inégalité des fortunes en fesant entre eux des conventions. Puisque, ajoute-t-il, l’or et l’argent qui, comparés à la nourriture et aux vêtemens, sont moins utiles à la vie, empruntent toute leur valeur des conventions des hommes, il devient évident que ceux-ci ont consenti à reconnaître l’inégalité et la disproportion dans la possession de la terre.
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