Résumé

Gaston Cantineau La déportation des civils flamands en 1916… (1919)

Quand, quelques jours plus tard, ces malades arrivent dans notre service de l'hôpital Saint-Pierre, il ne reste plus de traces extérieures, apparentes, de l'infiltration et des troubles digestifs.
Malheureusement la plupart de nos compatriotes ont été contraints, malgré l'état de leur santé, de poursuivre le travail ; chez ceux-là, les œdèmes vont croissant, la dyspnée survient et l'oligurie s'accentue; parfois même les œdèmes se compliquent de phlegmons étendus, dont nous étudierons plus loin l'évolution et les conséquences.
Source : Gallica

Gaston Cantineau La déportation des civils flamands en 1916… (1919)

Ce syndrome est, sans aucun doute, la conséquence du régime alimentaire, des soins défectueux d'hygiène, du surmenage et des mauvais traitements.
Par son insuffisance, le régime alimentaire a occasionné l'anémie, l'amaigrissement, l'amyosthénie, l'hypothermie ; par sa mauvaise qualité, il a provoqué les troubles gastro-intestinaux et la débilité rénale.
L'absence de soins corporels a aggravé l'état des travailleurs en troublant les fonctions des émonctoires.
Les conditions défectueuses de couchage ont exposé les déportés à l'action nocive du froid et de l'humidité.
Source : Gallica

Gaston Cantineau La déportation des civils flamands en 1916… (1919)

Nous avons observé chez les déportés un nombre considérable de phlegmons des membres ; un cinquième de nos malades présentaient encore des suppurations au moment de leur arrivée à l'hôpital Saint-Pierre.
Le mode d'apparition et l'évolution de ces phlegmons ne varient guère : l'inflammation se développe toujours sur un membre œdématié : une excoriation épidermique, une égratignure, une plaie insignifiante sert de voie d'entrée au microbe pathogène.
Source : Gallica

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