Résumé

George Valbert Revue des Deux Mondes tome 141…

Ne reprochez pas à M. Lombroso « de construire des systèmes avec des exceptions. » Il vous répondrait « qu’il n’y a pas de vraies exceptions dans la nature, qu’en vertu de la loi binaire ou sérielle de la statistique, aucun phénomène ne se produit qui ne soit l’expression d’une série nombreuse de faits analogues. » On ne peut nier que certains hommes de génie n’aient fini par perdre la raison. M. Lombroso en a dressé la liste, et il s’est plu à la grossir, puisqu’il y a englobé Gounod, Ampère, Pascal, Jeanne d’Arc, Socrate, Schopenhauer et cent autres.
Source : Wikisource

George Valbert Revue des Deux Mondes tome 141…

Sans avoir étudié la médecine aliéniste, ils ont le sentiment confus que le génie est la liberté, que la folie est la plus horrible des servitudes.
Ce qui étonne aussi, c’est la promptitude de son jugement, la rapidité de sa pensée. Son esprit court d’une idée à l’autre, en supprimant les intermédiaires ; il a du goût pour les voies abrégées et résout des problèmes en se jouant. Il se conduit moins par raisonnement que par instinct, et il n’a pas besoin de savoir, il devine. Il bâtit ses petits systèmes comme l’oiseau fait son nid
Source : Wikisource

George Valbert Revue des Deux Mondes tome 141…

L’homme qui réussit à se convaincre que son esprit baisserait subitement de trois crans s’il avait une queue, se console bien vite de n’en point avoir, et enseigner que le génie est une psychose, c’est réconcilier avec leur sort tous les esprits médiocres ou au-dessous du médiocre. Ils se féliciteront même de n’avoir aucun genre de talent, car, selon M. Lombroso, « l’homme détalent, même sans génie, offre de légères, mais réelles anomalies, qui donnent lieu à de fâcheuses réactions pathologiques, dont on retrouve les traces dans la dégénérescence de ses enfans. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature