Résumé

Georges d' Heylli Extraction des cercueils royaux à Saint-Denis en 1793 (1868)

On prit, à cet effet, une épitaphe provenant de l'église des Célestins et placée dans un magnifique cadre de pierre incrusté de marbre et entouré d'attributs divers d'une égale richesse.
On enleva l'épitaphe et on mit à sa place la tête de Turenne ajustée sur une plaque de marbre noir. J'ai tort de dire la tête de Turenne ; en effet, on ramassa dans la cour de l'École des Beaux-Arts, au milieu de débris de statues de toutes les époques, une tête de marbre coiffée à la Louis XIV et provenant, pense M. de Guilhermy, du tombeau du duc de Noailles.
Source : Gallica

Georges d' Heylli Extraction des cercueils royaux à Saint-Denis en 1793 (1868)

Une statue, une croix, une pierre, un nom , quelque chose enfin qui rappelle au passant qu'au XIIe siècle Suger a refait Saint-Denis, qu'il l'a rajeunie et consolidée : voilà ce que nous demandons en grâce à l'habile architecte, au nom de l'histoire et de la reconnaissance publique d'un pays qui sait honorer ceux qui ont fait sa grandeur, comme une réparation véritable bien due au pieux abbé.
Source : Gallica

Georges d' Heylli Extraction des cercueils royaux à Saint-Denis en 1793 (1868)

On n'a plus réellement la mort devant soi. Toutes ces tombes, qui ont abrité les corps mêmes de nos rois, sont vides aujourd'hui et ne recouvrent plus rien que le sol. On admire ces monuments magnifiques illuminés par le soleil; mais on se promène au milieu d'eux sans émotions et presque sans souvenir. Toute cette foule de visiteurs empressés sait bien qu'elle n'est point dans un sépulcre, que ces tombes sont vides, que la plupart même sont refaites, et que les cendres de Dagobert, aussi bien que celles de Henri II, ont été dispersées au vent et leurs corps brûlés dans de la chaux.
Source : Gallica

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