Résumé

Max Billard Les Tombeaux des rois sous la Terreur (1907)

Le squelette était tout entier: près du crâne une couronne de vermeil, à ses côtés un sceptre de cuivre doré haut de sept pieds, un anneau d'argent, un reste de main de justice, un bâton de bois d'ébène, un oreiller de plomb sous le crâne, ainsi apparurent, au bout de cinq siècles, les restes du dernier roi des Capétiens.
On fut surpris de trouver le cercueil de Jeanne d'Evreux brisé, dépouillé ; la tête même avait été enlevée la nuit. C'était de la besogne faite pour les ouvriers qui procédaient à l'ouverture du tombeau de Philippe le Long.
Source : Gallica

Max Billard Les Tombeaux des rois sous la Terreur (1907)

« Quel fut leur étonnement, lorqu'ils eurent démoli la fermeture du petit caveau placé immédiatement au-dessous du tombeau de marbre que sa famille lui avait fait ériger, et qu'ils eurent ouvert le cercueil ! Turenne fut trouve dans un état de conservation tel, qu'il n'avait pas été déformé et que les traits de son visage n'étaient point altérés ; les spectateurs, surpris, admirèrent dans ces restes glacés le vainqueur de Turckheim, et oubliant le coup mortel dont il fut frappé à Salzbach, chacun d'eux crut voir son âme s'agiter encore, pour défendre les droits de la France 1. »
Source : Gallica

Max Billard Les Tombeaux des rois sous la Terreur (1907)

LA BASILIQUE DE SAINT-DENIS ET SES TOMBEAUX
Le déluge prédit par le vieux roi était venu : le 21 janvier 93, sur l'ancienne place Louis XV et devant le palais désert des Rois, la Convention décapitait, dans la personne de Louis XVI, huit siècles de monarchie. La Révolution marchait bon train : aux périodes cicéroniennes des Girondins avaient succédé les mugissements de Danton et les hurlements sanguinaires des tricoteuses. Au mois de septembre 92, on avait tué, dans la vieille bâtisse de l'Abbaye, à peu près comme on
tue à l'abattoir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature