Henri Nadault de Buffon

Résumé

Henri Nadault de Buffon Le colonel Niepce (1869)

« Le courage, brave jeune homme, que vous avez montré contre les Barbets, le 18 thermidor an IX, dans les montagnes de Gènes, vous a attiré mon estime et mérite une récompense. Vous avez perdu votre arme en combattant; d'après le rapport qui m'a été fait par votre capitaine, je veux la remplacer, et c'est à titre d'honneur que je vous envoie ce sabre. Sachez, une autre fois, modérer votre vivacité, qui a failli vous faire perdre la vie, et n'oubliez jamais que la prudence ne doit point abandonner un guerrier au milieu des combats. »
Le sous-lieutenant David Nièpce avait alors 19 ans.
Source : Gallica

Henri Nadault de Buffon Le colonel Niepce (1869)

Le général républicain, après avoir loué, ainsi qu'il le mérite, le courage du jeune soldat, le reprend doucement, comme ferait un père.
Dans ces vaillantes phalanges, il existait des chefs aux soldats une solidarité d'honneur et de dévoûment. Tous se montraient fiers de la belle action d'un camarade, parce que tous se sentaient capables de l'accomplir; les officiers se dévouaient pour leurs soldats, les soldats se faisaient tuer pour leurs officiers.
Ces traditions n'ont jamais cessé d'être en honneur dans l'armée française : ce sont elles qui font sa force et assurent sa supériorité.
Source : Gallica

Henri Nadault de Buffon Le colonel Niepce (1869)

Son père ayant pris sa retraite, ils avaient tous deux quitté Moulins pour venir habiter Sennecey.
Dans cette résidence, qui tenait à la fois de la campagne et de la ville, le jeune colonel partageait ses trop nombreux loisirs entre la chasse et le culte de l'art. La chasse, pour laquelle il montrait un goût passionné et une habileté consommée, servait à calmer son activité dévorante; l'art reposait son esprit malade, et lui permettait de développer une vocation jusqu'à ce jour à peine entrevue. Il excella bientôt à sculpter et tourner l'ivoire, l'albâtre, le bois.
Source : Gallica

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