Résumé

Jaucourt L’Encyclopédie, 1re éd.

Par conséquent on peut hardiment le définir un suc gommeux, résineux, sans odeur, fait & durci par art, d’un roux noirâtre extérieurement, & d’un roux brun intérieurement ; son goût est astringent, amer quand on le met dans la bouche, ensuite plus doux & plus agréable. Voilà ce qu’on connoît du cachou : mais on n’est point encore assûré si c’est un suc qu’on tire de la décoction de diverses plantes, ou le fruit d’une seule ; & si notre cachou est la même chose que le lycium Indien de Dioscoride.
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Jaucourt L’Encyclopédie, 1re éd.

Toutes les parties du canellier fournissent des secours à la Medecine : son écorce, sa racine, son tronc, ses tiges, ses feuilles, ses fleurs, & son fruit : on en tire des eaux distillées, des sels volatils, du camphre, du suif ou de la cire, des huiles précieuses ; l’on en compose des sirops, des pastilles, des essences odoriférantes, d’autres qui convertissent en hypocras toutes sortes de vins ; en un mot c’est le roi des arbres à tous ces égards. Prouvons-le en détail.
De la distillation de l’huile de canelle, & de sa nature.
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Jaucourt L’Encyclopédie, 1re éd.

Si nous pénétrons jusques dans les principes qui peuvent opérer ces effets, il semble que ce soit à l’astriction dont cette drogue est principalement douce, que l’on doive ses vertus.
Effectivement, c’est par cette astriction que l’estomac plus capable de retenir les alimens, est en état de les mieux digérer ; ce qui est le vrai remede de la plupart des diarrhées qui ont pour cause la foiblesse de ce viscere.
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