Jules Boulabert

Jules Boulabert

Résumé

Portrait de Jules Boulabert Jules Boulabert Le fils du supplicié. La corvette (1865-1866)

Josepha, mon enfant, elle sera à toi -, tu seras heureux, je le jure sur la tête de mon père.
Le nom du bien-aimé eut-il le don étrange de ranimer la jeune fille évanouie? Ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle poussa un léger soupir en murmurant :
— Josepha ! Josepha !
— Elle vit ! mon Dieu, merci ; fit Pierrebuff. Eve ouvrit les yeux.
Gasparo, nous le savons, avait une de ces têtes magnifiques, mais terribles ; en voyant cette tête, Eve ne put retenir un cri d'effroi, qu'elle accompagna de ces mots, balbutiés :
— Où suis-je ?
— Vous êtes en lieu sûr, répondit le pilote.
Source : Gallica

Portrait de Jules Boulabert Jules Boulabert Le fils du supplicié. La corvette (1865-1866)

Josepha, dit l'apparition d'une voix grave, fuyez vite cette maison maudite, où vous n'auriez jamais dû entrer. Si vous y restez plus longtemps vous êtes perdu ! Au nom de votre père, fuyez pendant qu'il en est temps, malheureux ! Vous êtes sur le bord d'un abîme. Si vous aimez jamais Eve de Mérinval, cette passion ne sera arrosée que de vos larmes, et si Eve vous aime, elle vous conduira tous deux au malheur, au déshonneur, à la mort peut-être. Le fils du condamné Josepha, exécuté en-place publique, peut-il espérer donner jamais son nom à la fille du comte de Mérinval, le millionnaire?
Source : Gallica

Portrait de Jules Boulabert Jules Boulabert Le fils du supplicié. La corvette (1865-1866)

L'homme et l'enfant étaient à l'oeuvre depuis quelques instants, quand Gasparo aperçut au fond du torrent et au milieu d'un massif de broussailles la tête et le haut du corps de l'ours, qui sortait de sa tannière, attiré sans doute comme l'ogre du conte, par l'odeur de la chair fraîche.
— Père, vois donc l'ours ! fit l'enfant sans trop s'effrayer et en désignant du doigt l'animal commençant à gravir la berge escarpée, d'une allure qui dénotait le vide de son ventre.
— Monte à ce sapin, et quand tu seras en haut tiens-toi bien et n'aie pas peur, petiot, dit le bûcheron.
Source : Gallica

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