Louis de Tesson, La fleur des champs ; suivi de Divers autres contes (1885)
“ « Le bel arbre de M. Bonjean ! le magnifique hêtre de M. Bon-jean ! » Il faut, dit un autre, que le propriétaire de cet arbre ne se soit pas éveillé depuis cinquante ans ; il est clair qu'il ne sait ni le prix du bois, ni la valeur du fonds ni celle de l'argent. Un homme de bon sens peut-il sacrifier ainsi deux arpents de bonne terre pour un seul arbre qui, loin de s'améliorer, va dépérir au premier jour? » Un charbonnier, qui revenait avec ses sacs vides, supputa le bénéfice qu'il y aurait à faire si M. Bonjean voulait vendre son hêtre à un prix raisonnable. ”
