Léon Tardif de Moidrey, Du Serment litis-décisoire en droit français et en droit romain… (1860)
“ Le libre arbitre du juge, dit-on, ne peut avoir été enchaîné au sujet de la moralité et de la pertinence des faits sur lesquels le serment a été déféré, sans quoi on arriverait à l'absurde conséquence que la justice serait dans la nécessité d'admettre une délation déraisonnable. Un semblable résultat ne saurait être dans l'esprit de nos lois : dès lors il faut expliquer leur texte par les principes généraux du droit; or, la justice est toujours appréciatrice de la nature et de la portée des faits qui lui sont soumis ”
