Résumé

Léon Tardif de Moidrey Du Serment litis-décisoire en droit français et en droit romain… (1860)

Le libre arbitre du juge, dit-on, ne peut avoir été enchaîné au sujet de la moralité et de la pertinence des faits sur lesquels le serment a été déféré, sans quoi on arriverait à l'absurde conséquence que la justice serait dans la nécessité d'admettre une délation déraisonnable. Un semblable résultat ne saurait être dans l'esprit de nos lois : dès lors il faut expliquer leur texte par les principes généraux du droit; or, la justice est toujours appréciatrice de la nature et de la portée des faits qui lui sont soumis
Source : Gallica

Léon Tardif de Moidrey Du Serment litis-décisoire en droit français et en droit romain… (1860)

Pour des hommes croyant à l'existence de Dieu, il y a là une sûre garantie et un lien moral puissant : ce lien, nous le trouvons tout entier dans le serment, il en est l'un des éléments constitutifs, mais non pas le seul ; car à côté de l'idée de sanction qui l'a fait naître, se trouve celle qui a produit l'attestation.
C'est une loi de notre nature de ressentir plus ou moins l'influence des objets extérieurs sur lesquels nous arrêtons nos pensées ; un triste tableau nous assombrit, un joyeux spectacle nous fait sourire
Source : Gallica

Léon Tardif de Moidrey Du Serment litis-décisoire en droit français et en droit romain… (1860)

Nous avons vu que le serment décisoire pouvait être judiciaire ou extrajudiciaire; quand il est extrajudiciaire il renferme une transaction parfaite, chacune des parties reste libre de l'accepter ou de la refuser de la manière la plus absolue, il peut y avoir une offre de serment venant de l'un ou de l'autre des plaideurs, mais une offre ne produisant aucun effet par elle-même et n'engendrant un contrat qu'autant qu'elle est acceptée. Dans le serment judiciaire, au contraire, la simple offre, la simple délation produit des effets importants
Source : Gallica

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