Marcel Schwob

Marcel Schwob

Résumé

Portrait de Marcel Schwob Marcel Schwob,  Coeur double (1925)

“ L'homme devient pitoyable, après avoir ressenti toutes les terreurs, après les avoir rendues concrètes en les incarnant dans ces pauvres êtres qui en souffrent.
La vie intérieure, objectivée seulement jusqu'au Dom, devient historique en quelque sorte lorsqu'elle suit l'oeuvre de la terreur depuis la Vendeuse d'Ambre jusqu'à la guillotine.
On a pitié de cette misère, et on tente de recréer la société, d'en bannir toutes les terreurs par la Terreur, de faire un monde neuf où il n'y ait plus ni pauvres, ni gueux. L'incendie devient mathématique, l'explosion raisonnée, la guillotine volante.
”
Source : Gallica

Portrait de Marcel Schwob Marcel Schwob,  Coeur double (1925)

“ Par le travers de Noirmoutier, ils aperçurent le gros galion qui fuyait toujours sous le vent, une masse noire avec le fanal et le foc, comme une piqûre de sang. Et puis la nuit se referma sur la lune jaune.
– Bon sang de bon Dieu ! dit Pen-Bras, on passe les Piliers de ce coup !
– Va toujours ! chanta la Tourterelle entre les dents.
– Faut voir, grommela le Vieux. Sortons le mouchoir ; on est dans la grosse mé, à cette heure. Ça va souffler présentement dans la grande largeur ; Pen-Bras, nage seul ! – la Tourte, largue l'écoute !
”
Source : Gallica

Portrait de Marcel Schwob Marcel Schwob,  Coeur double (1925)

“ Il y a un instinct égoïste de la conservation de l'individu ; il y a aussi le besoin des autres êtres, parmi lesquels l'individu se meut.
Le coeur de l'homme est double ; l'égoïsme y balance la charité ; la personne y est le contre poids des masses ; la conservation de l'être compte avec le sacrifice des autres ; les pôles du coeur sont au fond du moi et au fond de l'humanité.
Ainsi l'âme va d'un extrême à l'autre, de l'expansion de sa propre vie à l'expansion de la vie
de tous. Mais il y a une route à faire pour arriver à la pitié, et ce livre vient en marquer les étapes.
”
Source : Gallica

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