Résumé

Notice sur la caisse des offrandes nationales en faveur des armées de terre et de mer (1881)

Après avoir cherché tous les moyens de venir en aide à de glorieuses infortunes, sans imposer à l'Etat une dépense trop considérable, nous vous proposons, Messieurs, un projet de loi qui aura, nous l'espérons, l'assentiment unanime de l'Assemblée, car nul d'entre nous ne peut oublier qu'après tant de malheurs nos soldats blessés devant l'ennemi sont notre gloire, comme ils restent l'honneur et l'exemple de cette armée nationale derrière laquelle la France se recueille et espère!
Source : Gallica

Notice sur la caisse des offrandes nationales en faveur des armées de terre et de mer (1881)

Nous espérons, Messieurs, que l'Assemblée nationale revendiquera l'honneur d'acquitter aussi une dette qu'on peut appeler la rente viagère des braves. En héritant de la Liste civile, le budget doit accepter ses charges légitimes, et la dernière des économies serait celle qui diminuerait le pain de nos soldats blessés. Or un grand nombre d'invalides n'avaient d'autres ressources que leur travail, et la somme de 600 francs, c'est-à-dire 1 fr. 64 cent, par jour, est aujourd'hui le minimum indispensable pour vivre.
Source : Gallica

Notice sur la caisse des offrandes nationales en faveur des armées de terre et de mer (1881)

Il nous paraît certainement fort désirable que la Caisse des offrandes nationales puisse, lorsqu'elle aura des ressources suffisantes, secourir non seulement les amputés, mais tous les soldats qui, ayant servi la patrie avec honneur, verraient leur vieillesse ou leur famille menacées par la misère.
C'est dans cette pensée que nous vous proposons, Messieurs, d'accord avec le Ministre de la guerre et le Ministre des finances, une nouvelle rédaction de notre projet de loi qui nous semble de nature à satisfaire tous les intérêts légitimes.
Source : Gallica

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