Résumé

Un petit Marquisat rural, ou la Commune de Merpins vers la fin du XIXe siècle… (1884)

La querelle s'envenima. L'instituteur communal Laidet, qui gagnait lui aussi de beaux deniers en plaçant du bétail en cheptel et qui était en même temps secrétaire indispensable de la Mairie merpinienne, employa son influence à faire équivoquer le maire Renollaud, placé, une fois de plus, entre ce maudit suffrage universel auquel il devait son mandat de conseiller, même son écharpe municipale, et son rôle d'homme des classes dirigeantes, habitué à ne regarder l'électeur que comme un cheval de renfort qu'il faut congédier quand on a monté la côte.
Source : Gallica

Un petit Marquisat rural, ou la Commune de Merpins vers la fin du XIXe siècle… (1884)

Parfois la plus petite bourgade ne le cède pas aux plus grandes cités pour produire ces petits despotes qui se croient tout permis et qui prolongent des abus révoltants, proscrits en droit depuis des siècles. A ce point de vue, le marquisat ou la commune de Merpins mérite entre beaucoup d'autres une mention spéciale, et nous ne doutons pas que les divers épisodes qu'il nous est, hélas ! donné d'y voir se dérouler et se succéder depuis plusieurs années n'intéressent vivement bon nombre de nos contemporains et plus tard de nos successeurs du XXe siècle.
Source : Gallica

Un petit Marquisat rural, ou la Commune de Merpins vers la fin du XIXe siècle… (1884)

Sa fierté ne fléchit un peu que pour se faire donner les rênes de la mairie, qui s'échappent des mains de M. Renollaud. On vit alors se réaliser cette profonde parole du philosophe Joubert : « Les changements subits de fortune ont un grand inconvénient : les enrichis n'ont pas appris à être riches, et les ruinés à être pauvres. »
En réalité, le sieur Edmond Dodart n'était maire que pour les représentations solennelles. Pour l'ordinaire, il s'en remettait à la prudence et à l'esprit d'ordre de son adjoint, M. Clément Gay.
Source : Gallica

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