Résumé

Various Le Tour du Monde; Indes Occidentales

C'est une petite ville de deux mille habitants, à peu près, placée à l'embouchure du San Juan, et de toutes parts entourée d'eau et de forêts impraticables. Une promenade d'un mille est impossible dans toute autre direction que la plage de la mer; mais ceci n'a que peu d'importance, parce que la chaleur continuelle fait qu'on ne songe point à prendre de l'exercice. Quelques Américains vivent ici, adorant le tout-puissant dollar comme font les Américains, et ouvrant des boutiques d'eau-de-vie et des comptoirs; on y trouve aussi quelques Anglais et quelques Allemands.
Source : Gutenberg

Various Le Tour du Monde; Indes Occidentales

«Et qui peut blâmer le noir? il est libre de travailler, libre de ne pas le faire. Il peut vivre sans travail, s'étendre au soleil, sucer des oranges, manger des patates: oui, et peut-être monter à cheval, et porter un gilet blanc, et une chemise empesée le dimanche. Pourquoi se soucierait-il du planteur? je n'irai pas nettoyer des cannes pour une demi-couronne par jour; pourquoi lui demanderai-je de le faire? Je puis vivre sans cela: lui aussi.»
Le noir n'est pas voleur; les domestiques, qui sont tous noirs, ne dérobent jamais rien.
Source : Gutenberg

Various Le Tour du Monde; Indes Occidentales

Pour les blancs la Jamaïque n'est plus ce pays de Cocagne où l'on accumulait jadis, grâce au travail servile, des richesses colossales en peu d'années: ni ducs, ni comtes ne viennent plus gouverner l'île avec grand apparat. Le gouvernement n'en est guère plus recherché que celui de la Nouvelle-Zélande ou de la Colombie anglaise: la main d'œuvre fait défaut aux planteurs; il y a trop de montagnes, de pays pastoral dans l'île, pour que les trois cent mille noirs qui s'y trouvent aujourd'hui soient forcés de venir demander du travail dans les champs de canne.
Source : Gutenberg

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