M. Richard Dana

Résumé

M. Richard Dana Le Tour du monde

La nuit est claire, mais je n’ai jamais vu autre chose que des jours et des nuits claires sur mer et sur terre, depuis que j’ai passé le Gulf-Stream, en allant à Cuba. La Croix du Sud est visible a l’horizon, et l’étoile du Nord se montre au-dessus de l’horizon, du côté du septentrion. L’air de Cuba, sur la montagne ou la plaine, l’air d’aucun pays ne peut être comparé à celui de l’Océan, à cet air vigoureux et salin !
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M. Richard Dana Le Tour du monde

Une plantation de sucre n’est ni un jardin, ni un verger. Ce n’est plus le séjour aimé dont s’enorgueillissait la famille du planteur. Aussi les plantations souffrent elles des maux de l’absentéisme, et les propriétaires habitent aujourd’hui les environs de la Havane, de Matanzas, ou même New-York. L’esclavage a perdu par là ce qu’il avait encore de patriarcal. Le maître n’est plus le chef de la famille à la fois juge, médecin, prêtre, père, comme nous le représentent quelquefois les avocats de l’esclavage.
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M. Richard Dana Le Tour du monde

Les uns ont de larges avenues de palmiers, de mangos, ou d’orangers, et sont entourés de jardins, abrités sous des bouquets d’arbres ; d’autres brillent sous le soleil ardent, sur une plaine unie de cannes ; à peine une petite oasis de verdure s’élève aux alentours.
Je commence à sentir que je suis bien dans Cuba ; dans la riche, tropicale Cuba, qui fait du sucre et est cultivée par des esclaves : la vie cubaine doit être étudiée dans les plantations.
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