Résumé

Victor Rolland De la tuberculose intralinguale… (1895)

Ne paraît -il pas étrange d’ailleurs d’admettre qu’un produit microbien quitte une porte d’entrée ulcérée, dans un milieu extraordinairement favorable à son évolution pour pénétrer profondément dans un parenchyme musculaire aussi dense, aussi bien irrigué et aussi pauvre en tissu conjonctif que le tissu lingual? Et si l’expérimentation prétend avoir prouvé qu’un bacille peut traverser une muqueuse sans laisser de trace de son passage, il faut que cette muqueuse soit saine et à l’abri des infections secondaires si nombreuses et si puissantes qui entourent une plaie buccale.
Source : Gallica

Victor Rolland De la tuberculose intralinguale… (1895)

Quant au pronostic, quoad vitam, il dépend exclusivement de l’état général qui précède, accompagne ou suit l’évolution du processus local ; c’est l’auscultation du poumon qui seule permettra de faire un pronostic scientifique, mais même dans le cas où les viscères paraîtront intacts, il faudra réserver le pronostic, se souvenir que le malade reste menacé d’une tuberculisation plus ou moins probable et plus ou moins lointaine.
Néanmoins, même dans les cas de lésions pulmonaires évidentes, le pronostic de la gomme profonde de la langue reste bien meilleur que celui de l’ulcération
Source : Gallica

Victor Rolland De la tuberculose intralinguale… (1895)

A la vue, la langue occupe sa place normale et n’a aucune tendance à sortir d’elle-même au dehors; mais elle est bosselée et déformée, on ne remarque rien d’anormal ni sur la portion de muqueuse qui recouvre la tumeur, ni sur la muqueuse linguale en général, ni dans la cavité buccale, rien qui puisse expliquer la localisation du processus morbide.
Source : Gallica

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