comte de Robert Montesquiou-Fézensac

Résumé

comte de Robert Montesquiou-Fézensac Diptyque de Flandre, triptyque de France (1921)

« Là, finit notre art sur la terre ! » conclut l’un des deux assistants, « mais tôt ou tard, il verra qu’il n’y a rien sur sa toile ». — Et le vieillard, qui a entendu, s’indigne, puis s’affole : « Aurais-je donc gâté mon tableau ? » — Mais il se rassure, et rentrant dans son illusion : « Moi, je la vois, s’écrie-t-il, elle est merveilleusement belle ! »
N’avez-vous pas tout d’abord reconnu Monticelli dans ce peintre qui voit plus haut et plus loin que les autres peintres et qui a profondément médité sur les couleurs ?
Source : Gutenberg

comte de Robert Montesquiou-Fézensac Diptyque de Flandre, triptyque de France (1921)

Ce fut, en quelque sorte, un Monticelli de l’encre de Chine, que Rodolphe Bresdin. Après le broyeur de fleurs, le broyeur de noir. Il remplace la multiplicité des touches du pinceau, par l’infinité des traits de la plume, et nous offre ainsi, au lieu d’un canevas merveilleusement émaillé de laines vives, une toile incroyablement embrouillée de fils obscurs.
C’est une tâche ingrate, que de se faire le rapporteur d’une gloire ébauchée, et de chercher à mettre en plus nette lumière, des figures familières à la seule élite. D’aucune part, on ne nous en sait gré.
Source : Gutenberg

comte de Robert Montesquiou-Fézensac Diptyque de Flandre, triptyque de France (1921)

L’âge d’un homme n’importe pas. Ce qu’il sied de considérer c’est l’âge de son œuvre. Or, on peut dire que celle de Rodenbach, restreinte à ses quatre éléments, a coulé en leurs muettes ou tendrement chantantes douceurs, les quatre âges de sa vie.
Ces quatre éléments contigus, incessamment renouvelés par l’échange de leurs complémentaires et de leurs rayons simultanés, c’étaient d’abord, comme à Stevens, les miroirs, miroirs des glaces, miroirs des eaux, miroirs des yeux, miroirs des âmes.
Source : Gutenberg

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