Édouard Delessert

Édouard Delessert

Résumé

Portrait de Édouard Delessert Édouard Delessert Voyage aux villes maudites : Sodome… (1853)

Joignez à ce spectacle les échos qui répétaient les bruits du camp, la vue de nos Arabes, le yatagan à la main et faisant tomber ces grands roseaux, sorte de réserve placée par la Providence dans le pays le plus aride pour nourrir leurs montures, l'aspect d'une vie civilisée au milieu de cette solitude si riche, et vous vous figurerez facilement l'espèce d'enthousiasme dont nous étions saisis à la source d'Embarrheg ; nous ne voulions plus nous en aller, et il fallut la faim qui nous dévorait pour nous faire regagner au milieu des détours de cet ouady bienheureux nos tentes et notre dîner.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Delessert Édouard Delessert Voyage aux villes maudites : Sodome… (1853)

Et ce n'était pas sans motifs ; car ces petites tentes au pied des montagnes nues et sauvages, ces quatre feux qui les environnaient et dont la lueur rougeâtre éclairait les figures basanées de nos Arabes, ce bruit continuel des clochettes attachées au cou des mulets, le chant nasillard des muletiers, ces détails, en un mot, de la vie du désert, qu'on a remplacés chez nous par le sifflet d'une locomotive, la flamme d'un bec de gaz ou le bruit étourdissant d'un orchestre habile, donnent un charme inouï à cette existence aventureuse.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Delessert Édouard Delessert Voyage aux villes maudites : Sodome… (1853)

Les eaux de la mer, n'en déplaise aux gens d'une imagination trop vive et qui les croient sombres et mystérieuses, étaient de la couleur bleue la plus admirable, légèrement ridées par une brise imperceptible et bordées sur le rivage, où elles venaient mourir en murmurant, par une frange blanchâtre que nous devions retrouver partout, et qui n'est autre que le sel dont elles sont, pour parler en termes précis, saturées.
Source : Gallica

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