Édouard Delessert,
Voyage aux villes maudites : Sodome…
(1853)
“ Joignez à ce spectacle les échos qui répétaient les bruits du camp, la vue de nos Arabes, le yatagan à la main et faisant tomber ces grands roseaux, sorte de réserve placée par la Providence dans le pays le plus aride pour nourrir leurs montures, l'aspect d'une vie civilisée au milieu de cette solitude si riche, et vous vous figurerez facilement l'espèce d'enthousiasme dont nous étions saisis à la source d'Embarrheg ; nous ne voulions plus nous en aller, et il fallut la faim qui nous dévorait pour nous faire regagner au milieu des détours de cet ouady bienheureux nos tentes et notre dîner. ”
