André Theuriet

Définition et enjeux

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Sauvageonne

“ Les épaules s’étaient élargies, les bras s’étaient arrondis ; la poitrine développée gonflait le corsage de la robe d’alépine noire ; les irrégularités du visage s’étaient atténuées ; le teint était d’une fraîcheur éblouissante ; les opulents cheveux roux avaient légèrement bruni ; tordue en un épais chignon, leur masse rejetait en arrière cette tête rayonnante de jeunesse, aux lèvres rouges entr’ouvertes par un sourire de défi, aux narines palpitantes, aux yeux étincelants.
— Vous ? répéta Francis abasourdi et ébloui.
”
Source : Gutenberg

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  Sauvageonne (1881)

“ Les massifs sentaient déjà l'automne ; les phlox à demi séchés, les roses-thé qui s'effeuillaient et les clématites épanouies imprégnaient l'air d'une odeur amollissante, d'un alanguissement endormeur, qui auraient énervé des résolutions plus énergiques que celles du jeune Pommeret. Tenant le bras de Mme Adrienne serré contre son bras, il écoutait rêveusement le glou-glou des ruisseaux qui coulaient sous les ponts rustiques; il regardait dans l'écartement des grands marronniers sombres la façade blanchissante de la Mancienne. ”
Source : Gallica

Portrait de André Theuriet André Theuriet,  La fortune d'Angèle (1876)

“ Ses yeux considéraient timidement cette grande femme imposante, encore fort belle dans sa maturité, et sur laquelle la cinquantaine n'avait marqué son approche que par un commencement d'embonpoint. Il retrouvait dans le front lisse, dans les yeux bruns et la bouche aux lignes fermes de Mme Des Armoises le même accent de volonté énergique, la même flamme intelligente que sur le visage de René. Seulement chez la mère le despotisme du regard n'était pas, comme chez le fils, tempéré par la mobilité joyeuse des lèvres et par le laisser-aller de toute la personne. ”
Source : Gallica

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